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Tome premier/second.
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167
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Physiques,Mathématiques et Botaniques. 167

x. 'Juin.

1708.

Juin.

Les vents varierent de lEst-Nord-Est au Nord-Est;nous n'eûmes pas de hauteur à midy , le Ciel demeuracouvert toute la journée -, Sc nôtre point qui ne fnc'qu es-timé , donna la latitude de I2 d 21 o"

Sc la longitude de 352** 3' o"

Sur les trois heures du soir un grand nombre de Mar-souins nous donnerent la Comedie;ils se lançoient hors deleau , sautant les uns sur les autres , Sc se tenant toujoursfur lavant du Navire, ils ne disparurent quau momentquun de nos matelots en eût harponné un » qui luyécha-pa des mains, Sc tomba dans la mer pendant qu'il déga-geoit son harpon. Plusieurs croyent, que dabord qu unde ces poissons est blessé y tous les autres suivent la tracede son sang, Sc ne le quittent plus, attendant fa morepour le dévorer. L'expérience que nous fismes ce jour- semble confirmer cette pensée , que dailleurs on nese persuaderoit pas aisément > car on ne voit pas que lesanimaux de la même espece se dévorent entre eux , Scles faits de ces expériences qui ne tombent pas sous nosyeux, nont pas toute la vrai-semblance quil leur fau-droit pour pouvoir nous en persuader. Je croirois plutôtque la cause de la fuite des compagnons du blessé ,est lesang répandu sur les eaux qui les épouvante. A l'entréede la nuit un tiercelet se vint poser sur nos vergues , ilest rare que ces oiseaux sexposent si avant sur les eaux tcétoit le premier quejavois en mer, quoique jeussedéja fait plusieurs voyages. Nous crûmes quil sétoitégaré , poursuivant quelque petit oiseau , Sc que ne sça-chant plus aller, il venoit chercher, attendant le jour,à se reposer; mais les matelots qui sont toujours alertesne le laissèrent pas long-temps en repos.

xi. Juin.

. A dix heures du matin parut fur lavant une infi-nité de poissons bien diffèrent s de ceux que nous