Phy sioues,Mathématiques et Botaniques. 177
Ceux qui ont autant de curiosité que j’en a vois , ne J 70 g^sc contentent pas de quelques legeres expériences, ils j u i n /veulent conncître la nature de plus près, Sc ne perdentaucune occasion lors qu’il s’en présente. Un grain fortpesant nous donna dans son passage beaucoup d’eau , le .nuage étoit épais Sc fort bas, Sc fa bassesse m’ayanr con-vaincu, que l’eau qu’il nous donna ne pouvant pas en-tierement se purifier , son équilibre devoir se trouverplus grand que celuy des autres eaux de pîuye que j’a-vois déja observé j en effet il fut de 2. onces 3. dragmes18. grains f
La hauteur du Pôle à midy fut de 5 d 50' o"
Sc la Longitude de 354 d Zi' 2"
Je trouvai les eaux de la mer du même équilibre dujour précédent; la diminution que je trouvois à celles-cy, approchant de la Ligne, Sc l’augmentation aux eauxdepluye, étoient des effets qui meritoient d’y faire at-tention. J’ai déja dit la cause de l’augmentacion de cesdernieres; Sc la diminution de l’équilibre de celles de lamer n’avoit pas d’autre cause que celle de l'absence descorpuscules de sel Sc de bitume dont elles étoient dé-chargées , qui se trouvant en moindre quantité près dela Ligne, qu’ailleurs, rendent les eaux plus legeres.
xxm. Juin.
La journée fut belle, le Soleil fut clair au sortir de['Atmosphère ; sa chaleur temperée par les vents qui va-rièrent du Sud Sud-Est au Sud \ Sud-Ouest, ne nousempêcha pas de nous promener fur le pont: ce que lesanciens n’auroient pas voulu croire , persuadez que laZone Torride étoit toujours brûlante. L’étoile du Nordqui avoit disparu depuis le 8 degré de hauteur , ne parutpas dans la nuit, quoique le Ciel lut extrêmement clair;ses rayons n'ayant pas assez de force pour pénétrer i’At-mosphere , ils se perdent dans cette matière qui la rendentierement invisible.
Nous commençâmes d’avoir des scorbutiques ; ces ma-ladies font tres-dangereuses dans un Navire, parce qu'eU
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