1708.
Juillet.
.204, Journal des Observation?ordinairement le rr. du mois de Juin , commencementde l’Estédans nos climats & dans toute la partie septen-trionale du monde. Les vents de Sud qui iouffloientalors , ayant les mêmes qualité2 au-delà de la Ligne xqu’a le vent de Nord de deçà, y rend Pair froid j &comme nous étions sortis depuis peu de jours de la ZoneTorride, nous y étions extrêmement sensibles. Nous re-connûmes le soir que les courans près de terre portoiencfur les côtes. D’abord qu'il fut nuit nous revirâmes debord . Sc fifmes route au large 'pour ne pas nous trou-ver dans l’embarras.
xxvi. Juillet .
La nuit précédente les vents se tirèrent au Sud-Sud-Est, nous nc pûmes porterie Cap qu’à l’Est; & au journaissant nous revirâmes de bord pour continuer nôtreroute. Le Soleil se leva clair, j’observai son Amplitude ,par laquelle je déterminai la déclinaison del'A iman de i2 d 40' o"
Etant à douze lieiiesau large je remarquai que les eauxétoient encore troublées, que le fond de la mer étoicun vaze noir. Nous vîmes quantité d oiseaux de disse-rentes especes ; mais nous n’en pûmes prendre aucun.Des nuages qui se leverent sur les dix heures du matin,nous cachèrent à midy le Soleil ; & n’ayant pas pu pren-dre fa hauteur méridienne ,je me réservai jusques au len-demain à faire la réduction des routes, ôt déterminer lepoint de l’arrivée.
Le soir, étant environ à cinq lieues de la terre-ferme,je trouvai par 1 expérience du poids des eaux de la mer,que leur équilibre, toû ours avec le même Areometre,étoic de 2. onces z. drag. 51. grains.
Cette diminution de poids avoic fa cause connue, &nous ne crûmes pas nous tromper en l’actribuant à desrivières qui se déchargeant dans la mer, poussaient quel-ques parties de leurs eaux jusques à cette distance , Le.leur mélange avec celles de la mer rendoient celles-cyplus legeres. Sur les quatre heures du soir, étant à i'Ouest-