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Juillet.
2To Journal des Observationsles voyages de mer avoir tous les jours des procez aussiplaisants, ils dissiperoient bien de mauvais momens qu’ony passe} le temps y paroît long , 6c le moindre amuse-ment suffit pour arrêter les esprits les plus serieux.
xxix. Juillet.
O
Sur les quatre heures du matin les vents se déchaînè-rent , le tonnerre gronda épouventablement, 6c les pluyesfurent íì extraordinaires, qu’on ne trouvoit dans tout leNavire aucun endroit pour s'en garantir. Ce temps toucnouveau nous annonçoit que nous étions véritablementdans le plus fort de l’hyverj il nous faisoit extrêmementcraindre pour le séjour que nous espérions de faire dansla riviere de la Plata, ressentant déja de fi violentes ap-proches. Le Ciel resta couvert toute la journée ; nous nevîmes pas par conséquent le Soleil, 6c la latitude ne nousfut connue que par l'estimequi la donna de ^' o"& la longitude de 32S d 19' o"
Nous sondâmes à m id y , quoique nous fussions horsde la vûë des terres , nous trouvâmes le fond à cin-quante brasses. La route du Sud \ Sud-Ouest que nousavions tenu depuis le midy du 28. nous avoit élo’gnezde la terre,nous mîmes le Capau Sud-Sud-Ouest pournous en approcher. Cette route nous remit fur un bancde fable que nous avions trouvé le jour précédent, quir^ne depuis l’iíle de Sainte Catherine jusques à la rivierede la Plata. Nous sondâmes à cincj heures du soir uneseconde fois; le fond ne fut trouve que de seize brasses.Sur les onze heures du soir nous ressoudâmes une troi-sième fois, 6c nous en trouvâmes vingt, fond de coquil-lages. Les terres que nous avions vues les jours passez,étant extrêmement basses, nous faifoient prendre beau-coup de précaution ; elles ne font pas encore bien con-nues , 6c leur situation fur les Cartes é r ant mal marquées,nous appréhendions continuellement de les approcherde trop près.
L'expérience du poids des eaux que j’avois faite furles quatre heures du soir . nous marqua que nous nous