Physiques,Mathématiques et Botaniques. r§7ne cessa que lorsque le vent de Snd-Ouest calma } elle I7<j8 ^nous laissa dans de grands embarras, nos cables s’étoient Septembre,mêlez les uns dans les autres, 8c nos Equipages eurentune peine incroyable pour les démêler.
xix. Septembre.
Comme l’on n’attendoit que le beau temps pour par-tir , je ne sortis plus du Navire, appréhendant, si je re-tournois à terre, que les vents ne devinssent contrairespour revenir à bord, 6c favorables pour descendre la ri-vière. Je passai touc ce'temps-là à dessiner quelques pois-sons , que nos matelots , devenus alors tous pêcheurs,m’apportoient de temps en temps, Lc singulièrement lorsqu’ils en prenoient quelqu’un qui leur paroissoit parti-culier.
Entre plusieurs de ceux que je dessnai, il y en avoitun d’une espece presque semblable à celle que nous avonsdans la Mediterranée, 6c quej’avois vû à Thejsalomque ,
Ville de Macedoine , que les Grecs du pays appellent
fX*«xé-4.apiJC.
DESCRIPTION D’U N POISSON,
appel!é par les Grecs çx«rx4*p«í-
C E poisson change de figure , lors qu'il est en mou-vement , 6c qu’il est irrité ; il devient alors toutrond. Il avoit dans fa figure naturelle un pied de lon-gueur , 6c trois pouces 6c demy d’épaisseur. 11 est sem-blable à une pantoufle pointue, ou au corps d’une gre-nouille, tronqué des bras 6c des cuisses. Son corps estcourt 6c pointu, 8c fa tête plate 8c émoussée j ses yeuxgrands 6c élevez , comme ceux des grenouilles , fontronds , d’un bleu obscur , 8c entourez d’un cercle ar-genté, mêlé de quelques taches noires. Tout son corpsest hérissé de piquans osseux, blancs , larges dans leurorigine , pointus à leur extrémité , 6c couverts d une
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