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I 7oS.Noverrbre.
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270 Journal des Observationsvm. Novembre.
La nuit du 7. au 8. nn vent violent venant du fcud-Sud-Ouest excita une fi furieuse tempête, qu elle nousmênaçoit d’un échcùement fur les côtes de la rivière.Heureusement nos ancres luy firent tête, 6c nous en fu-mes quittes pour une m.'chante nuit.
xv. Novembre.
Le temps avoir entierement changé, le Soleil assezélevécommençoit d échausser les campagnes, & le Prin-temps avancé .déja vers son milieu, ayant fait éclore dansces belles plaines une infinité de fleurs disserentes, meconvia de descendre une seconde fois à terre pour voirles productions merveilleuses de la nature. La premiersplante qui fe présenta fut la Contra-Hierba , appellée dece nom par les gens du pays, qui signifie la même chosedans la Langue Espagnole , que contre poison dans lanôtre. Je la dessinai dans mon Histoire des Plantes, ôcj’en fis ensuite la description de la maniéré suivante.
DESCRIPTIONde ìa Contra-Hierba.
C Ette plante a au dessous de la partie inferieure de fatige quelques fibres & des tubercules attachez lesuns avec les autres par la continuation d’une même sub-stance. Ces tubercules ont au dessous de leur partie infe-rieure des fibres semblables aux premiers, chargez dequelque petit chevelu, qui ne s’éloignent pas dans leurdirection de la perpendiculaire , hormis qu’ils rencon-trent dans leur naissance, & pendant que la nature tra-vaille à unir ses semences , quelque opposition dans laterre, comme fi c’étoit quelque pierre qui ob[igeât cesmêmes semences de chercher ailleurs une autre route,
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