fHYSKHJESjMATHEMATlQUES ET BOTANIQUES. 319
Après avoir pris les correspondances du soir , j’allai à l70la rmontagne pour chercher des plantes j je passai par le j an vier.même endroit où j’avois fait le r 6 . l’expérience de l’é-quilibredes eaux d’une belle source, je vis en m appro-chant une efpece de Lézard dans ses eaux, qui cherchoità se cacher > je le pris ,.■& en sis la description qui suit.
SALAMANDREaquatique & noire.
Î ’ay donné à ce Lézard le nom de Salamandre , parrapport à cette efpece de Salamandre donc parle Fa-bius Columna , qui a quelque ressemblance à celle-cy,-ayant la queue longue , platte, arrondie à son extré-mité, & presque semblable à une spatule.
Sa longueur depuis ses lèvres jusques au bout de faquetic étoic de quatorze pouces sept lignes, fa peau fansécailles, disserenre de celle des aucres LeZards, délicate-ment- chagrinée, semblable à celle des Caméléons qu’orrapporte d’AleXandrie , & qu’on trouve en'core dans les 1campagnes de Smirne , d’où j’en rapportai deux en Fran-ce en 1 /or. que j’avois trouvé dans les anciennes ruines ;cTu-n Château bâti fur une montagne , 3 l’Elb de cette'Ville. Cette peau étoic d’un noir tirant fur le bleu d'In-digo , excepté la paupière, & un peu au dessous du ven-tre, où ce notr devenoic plus clair, & paroissoit de cou-leur d’ardoise.
Son museau écoit un peu plus aigu que celuy des au-tres Lézards, & fa tête beaucoup plus élevée, avoit airdessus de son sommet une efpece de crête ondée, quicommençant au devant du-front, s'étend-jusques au boucou extrémité de la queiie , où elle est beaucoup plusélargie & élevée perpendiculairement au dessus du plan-ée la queiie.
Entre le museau & le front on voit à chaqlie côté urte'narine fort ouverte, bordée par un grand cercle charnirc^ue la Salamandre ouvre & ferme de temps à autre *
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