Physiques,Mathématiques et Botaniques, z/r
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Macs.
DESCRIPTION
d’un Goilland , ou Larus âoVóç , cauda bre'vijfima.
A Près lc dîné j’allai au fond de la Baye , espérant d’ytrouver quelque chose qui me serviroit d'occupa-tion le lendemain. Un Goilland aflez singulier venant dela mer . & s’approchanc un peu trop du rivage, reçutun coup de fusil , qui Payant jette à terre , satisfit audésir que j’avois de le voir de plus près. En effet je ledessinai , Lc le représentai avec ses couleurs naturelles ,après que j’en eus fait la description.
Cet oiseau est de la grosseur d une de nos poules, sonbec est jaune, long de deux pouces neuf lignes , dur &c
f iointu -, fa partie superieure a sa pointe recourbée!, Lc’inferieure est relevée en bosse } la prunelle de íe* yeuxest noire, entourée d’un cercle d’un gris clair.
Son couronnement Lc toute fa tête est d’un be^ju blancde lait, son parement est de même ; Lc cette même cou-leur descendant sous le ventre, va se terminer à l’extré-mité de la queiie qui est fort courte.
Son manteau Lc tout son vol est d’un minime fortobscur Lc luisant, Lc l'extrémité des pennes ou grandesplumes des ailes est blanche.
Ses pieds longs de deux pouces Lc un quart font jau-nâtres ; ses ferres font jointes par des cartilages de lamême couleur. La serre du milieu, terminée par un on-gle noir, fort pointu, a trois articulations, Lc deux pou-ces trois lignes de longueur. L’exterieure en a quatre,
Lc un pouce trois quarts de longueur, armée d’un ongleâ fa pointe. L'intérieur n'en a que deux, longue de huitlignes; & la quatrième fur le derriere du pied n’a quecinq lignes , armée à son extrémité d’un ongle commetoutes les autres.
Ces oiseaux nichent sur la roche nuë , ne pondent or-dinairement que deux œufs, un peu plus gros que ceuxde n js perdrix , teints d un blanc íale , couvert de ta-