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Tome premier/second.
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426
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426 Journal des Observationsdemain matin, commença au mois de Juillet à tomberfar les 8.heures du matin, 6c duroit ordinairement jus-ques à 6. ou 7. heures du soir. Quoy quelle soit de peude conséquence , ôc quon ne s'en apperçoive presquepas dans les rués, elle est si favorable aux plantes, quel-les croissent plus en 24. heures, quelles ne croissent en6. jours dans lEurope. Le 5. & le 6. les vents furent auNord-Ouest, & le Baromètre fut observé le 6. à midyà 27. pouces 7. lignes o 1 '.

ìx. Juillet.

Un grand bruit mayant éveillé aune heure du ma-tin , connoissant par expérience que cétoit ce quidevançoit ordinairement le tremblement de terre, je melevai promptement , assuré que dans ces occasions lesplus alertes font les plus prudens. Je me trouvai dansla rue lorsque le tremblement commença, 8e jy ressentistrois ou quatre fecouíles si violentes, que je crus que lamaison 6c celles de nos voisins aboient être renversées;mais comme elles font fort basses , nayant quunétage , elles résistent plus long-temps. Les Espagnolsont appris à leur dépens limportance quil y a de nepas bâtir de superbes édifices , 6c ont enfin reconnu queles Indiens navoient pas tort de se moquer d'eux, voyantleurs projets, 6c de leur dire quils se bâtissoient des se-pulchres. Ceux- cy en furent convaincus par lévenement jcar un tremblement étant survenu, ils furent tous acca-blez fous les ruines de leurs maisons.

Sur les 7. heures un second tremblement,plus violentque le premier, se fit ressentir lorsque jétois en prièresdans le jardin; les Indiens qui rravailloient actuellement,abandonnèrent leur travail ; 6c sétant rangez près demoy , ils me supplièrent de les confesser, dans la crainteque la terre ne s'ouvrit. Ce tremblement ayant ceflé ,jallai à ma chambre voir dans quelle si nation etoit monhorloge; je la trouvai arrêtée , & appréhendant que dansun autre rencontre, les clous qui la tenoient fui pendue,ne manquassent , jen plaçai dautres auprès de ceux-pour la rasiurer davantage.