Physiques,Mathématiques etBotaniques. 445xxii. OBobrt.
Le bruit qui devance Jes tremblemens de terre se fitentendre de meilleure heure que celuy qui arriva le jourprécédent. On Pencendit à une heure §c demie du matin ;fious sortîmes promptement de la maison. Dès que letremblement fut fini , chacun rentra chez soy pour sereposer ; mais à peine étoit-on assoupi, qu un secondtremblement fort violent se fit sentir; nous crûmes qu’ilauroit de funestes suites . ainsi on n’osa plus se recou-cher , appréhendant toujours quelques nouvelles allar-mes -, mais nous ne nous apperçûmes plus de rien detoute cette journée-là , nous apprîmes seulement quequelques maisons de campagne de peu de conséquence,&• dont les fondemens étoient fort foibles - avoient étérenversées.
Le Baromètre fut à midy à la hauteur de 27. pouces6. lignes deux tiers , & les vents au Sud-Ouest.
OBSERVATIONS G E O MET RI QU E SPour connoîîre la hauteur d'une Montagne.xxiv. Otfobre.
D Epuis mon arrivée à Lima j’avois toujours eu des-sein de faire quelques expériences du Baromètre aupied Lc fur le sommet d’une montagne, pour examinerfi à ta. degrez de la Ligne la pesanteur de Pair conser-vent les mêmes proportions , que le sçavant MonsieurMaraldy de l’Académie Royale des Sciences a si ingé-nieusement trouvé en Europe; il falloit avant ceti.xamens’assurer de la hauteur d’une montagne, en la mesurantgéométriquement ; Lc c’est ce que je fis.
Après midy , ayant trouvé un temps tout propre àmon dessein , je priai un Médecin à qui j’enseignois ac-tuellement E Astronomie , de m’aider dans cette opéra-
it o 9.
Octobre.