4^2 Journal des Obse rvat t o n s
-- on ne pouvoit rien ajoûter davantage, 6c qu'on devoìt
°, 9 ' être assuré de leur justesse.
Ostjbrs. '
R E M A R Q_U E S
Sur les àifferenîes hauteurs d u Baromètre »€omparées ensemble pour connoître les hauteursdes montagnes .
L Es avantages qu’on tire des observations 6c des ex-périences qu’on fait dans les voyages, font d’une sigrande conséquence, qu’on ignoreroic encore fans ellesune infinité de nouvelles découvertes faites par nos voya-geurs. On ne fe feroit jamais apperçu , par exemple ,qu’un pendule fût plus court, plus on approche la li-gne , qu’il n'est vers les Pôles j & on croiroic encoreque les réfractions font égales par toute la terre , si onn’avoic pas vérifié le concaire par une infinité d'obser-vations Faites par nos voyageurs Astronomes dans deslieux éloignez.
Par Les observations que je sis des hauteurs du Mer-cure au sommet 6c au pied de la montagne dont j’ayparlé, je remarquai que l'air est moins condensé dansce climat, qu’il n’est dans l’Ëurope,6c qu’une progres-sion géométrique établie , qui répondroit à chaque lignede disserence de hauteur du Mercure, feroit plus grandeque celle qu’on trouve dans nos climats; ce qite je tâ-chai de découvrir par des expériences que je sis deshauteurs du Baromètre, qui me servirent de fondementpour dresser la table suivante , que je ne rapporte icyque pour exciter les curieux qui se plaisent dans lesvoyages à faire les mêmes observations , 6c à reformercette table , s’ils y trouvent par leurs expériences deschangemens à y Faire. C’est de cette maniéré que lesSciences 6c les Arts se perfectionnent > car si on s’étoicarrêté à plusieurs découvertes qu’on a crû infailliblesdans leurs principes, on n’auroit pas corrigé une insi-