468 Journal des Obse rvati on s
1709- --—---—-—-
Novembre.
R E M A R Q^U E SS "r une Pepite d 1 or.
L Es Espagnols donnent le nom de Pepite à un monceaud or ou d’argent qui n’a pas encore été purifié , 8cqui fort seulement de la mine. J en vis une ce jour-làdans le cabinet de Don Antonio Portocarrero , pesant zz.livres 5 c quelques onces , qu’un Indien avoir trouvée,passant dans une ravine » que les eaux avoient découverte,ce que j’admirai dans cette Pepite étoit que fa partie fu-perieure étoit beaucoup plus parfaite que l’inferieure ,& que cette perfection conservent, à mesure qu’elles’ap-p roc boit de la partie inferieure , une proportion admi-rable. Vers l’extrémité de la partie fuperieure l’or étoitde 22. q. 2. grains ; un peu plus bas de 21. q. | grain và deux pouces de distance de fa partie fuperieure ellen'étoit plus que de 2. r. q. & vers l'extrémité de fa partie,inferieure, la Pepite n’étoit plus que de 17. q. I.
REFLEXIONS
Sur la Disposition de la Pepite _
L A disposition 5 c l’arrangement des parties qui con>posent cette Pepite , marquent que la nature qui ira-vailloit à fa formation , étoit aidée des influences duSoleil pour la purifier. Cette lumière primitive, qui re-vient tous les ans redonner la vie aux plantes , repous-sant de haut en bas les parties heterogenes mêlées avecces petits corps, dont l'assemb’age fait ce précieux mé-tal , les obligeoit de descendre insensiblement, d’aban-donner, 8c de laisser ce métal entièrement pur ; ausl] c estTunique de nos métaux dans lequel il n’y a aucun mé-lange , 1 expérience en a convaincu les Chimistes > carayant une fois acquis ce point de perfection » il ne di-