PHYSIQUES,MATHEMATIQUES ET B OTANÍQÏlES. 487leur conférât le Baptême > le Curé fe trouva fort em- ', 1
barrasse , il interrogea 1 a nourice , fi elle nesetoit point Decemb'rc.appêrçuë dans ces deux têtes de deux volontez oppo-sées, elle répondit que oiiy , qu'en allaitant un , elle avoitconnu que l’autre defiroit la même chose ; que l’un pleu-rant, elle avoit remarqué que Pautreétoit fort gay ; Sc quependant que l’un veilloit, l’autre dormoit tort tranquil-lement. Le Curé n o fa passer outre, il renvoya Pensant,
Sc il proposa au Grand Vicaire (^le Siégé étant alors va-cant par la mort de l’Archevêque^) de quelle maniéré ildevoit fe comporter dans cette occasion , laquelle luyparcissoit d’une grande difficulté. Le Grand Vicaire n'ca-sant rien conclure par luy-même, ordonna àl’Univeríìtéde s’assembler. Tout le corps de la Medecine s’y trouva jla cause y fut proposée, & l’on conclut qu’on observè-rent , si dans les deux têtes on pourroit remarquer desvolontez differenres} Sc qu'en ce cas le Curé baptiferoicséparément les deux entans , étant pour lors hors dedoute que chacune de ces têtes avoit une ame particu-lière, puis qu’il y avoit deux cerveaux, qu’on croit com-munément êstre le siégé de l'ame. On députa un de làFaculté de Medecine, pour examiner déplus près touccc qu’avoit rapporté la nourrice. Quatre jours après ildonna son rapport, qui fe trouva entièrement conformeà ce que la nourice avoit avancé } ainsi l’ordre fut envoyéLU Curé par le Grand Vicaire débaptiser séparément cesdeux têtes, quoy qu'elles n’eussent qu’un même corps.
Le Ciel n’ayant pas paru la nuit suivante, je ne puscontinuer mes observations. Le lendemain 19. il fut en-core cacUé. Le 20. à trois heures du matin un bruit épou-ventab e nous débusqua du lit ; ce bruit fut suivi d’imgrand tremblement de terre qui renversa quelques mai-sons dans la campagne.
xxi. Decembre,
N’érant pas pleinement satisfait des observations dela déclinaison de l’Aiman que j'a vois déja faites. Le So-leil ayant paru fort clair fur les quatre hçures , je pris
QAa