Physiques,Mathématiques et Botaniques, sOl
plus feroce de toute TAmerique. Nous n’avons encore 1710.qu’une legere connoissance de ce vaste Empire,de laquelle Janvier,nous sommes redevables aux Peres de cette Société. LesDominiquains ont aussi à Lima trois Convens , danslesquels on compte environ quatre cens Religieux. LesAugustins font en pareil nombre. II n’y a guéres moinsde Religieux de la Mercy. L’Ordrede S. Jean de Dieuy est aussi florissant que les autres. Comme leur Institueest de servir les pauvres, 8t que leur Réglé ne leur per-met que d’avoir un seul Prêtre dans chaque Monastère .ils travailloient à la Cour de Rome pour obtenir de SaSainteté la permission d’en avoir plusieurs dans chaqueCouvent ; mais comme c'est un point de Réglé parmyeux de n’en avoir pas davantage, cette faveur ne leuravoit pas encore pour lors été accordée par le SouverainPontife.
Les Monastères des Religieuses n’y font pas moinscélébrés que ceux des Religieux ; & il seroit à souhai-ter que de si superbes Massons fussent à l’épreuve destremblemens de terre.
On a vu dans mes Observations la nature de l’air deLima ; c est pourquoy il seroit inutile d en parler davan-tage icy. Tout ce qui me reste à dire de cette Ville estde conseiller aux Astronomes de choisir tout autre en-droit pour y faire leurs observations ; 8c devray il sem-ble que le Soleil n’ait pas été fait pour ces peuples: carà peine le voit-on trois mois en toute Tannée,
x. Janvier.
J’observai à Callao l'inclinaìson de l’Aimanvers le Sud de 1& 4 40 o*