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Tome troisième.
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Physiques , Mathématiques et Botaniques. iilie sçavoit à quoi attribuer la docilité de cet animal d ailleurssi feroce. Pour moi je mimaginai que le bruit du coup dcfuíil lavoit étourdie , étant peut-être le premier quelle avoitentendu , ou quelle étoit un de ces jeunes Aiglons dontparle Horace dans lOde 4 dc son quatrième Livre.

Olim juventas & patrius vigorNido labornm propulit infiiumFornique jam nimbis remotis ,

Insolites docuêre nisusVenti paventem. ---- . .<

xxiv Août.

Je ne fus pas plutôt éveillé le matin, que jallai visiter no-tre Aigle : elle étoit revenue de son étourdissement, Sc si le soirnous neuíììons pas eu la prévenance de rattacher à un pieu,elle se seroit indubitablement envolée. On tua le matin unevache pour léquipage , j'en demandai quelques tripes au bou-cher , & le priai de men conserver pour le jour suivant ; jcnprésentai à notre Aigle, elle les trouva de son goût : je con-tinuai plusieurs jours à la traiter de même, elle s'y accoutu-ma & devint si familière , quelle venoit bequeter le bout dcma robe , lorsque la longueur de sa corde le lui permettoit.Cette familiarité jointe à la bonne chere que je lui faisois fai-re , me persuadèrent quenla détachant &: la laissant libre,elle demeureroit avec nous , ce quelle fit ; cependant pour medélivrer des foins que je me donnois chaque jour pour penserà sa nourriture , je la portai à la cuisine peu distante de matente : après quelle y eut passé quelques jours, elle partit fansprendre congé de personne,

xxvi. Août.

Tout le temps qui se passa depuis le 24-, je lemploïai auxdesseins des plantes que javois apportées de la montagne le22, SL que jeconservois dans leau. Le vingt-sixiéme au ma-tin me promenant fur le rivage, japperçus un Goilan poíéfur un rocher , je le tirai, &: le representai ensuite au naturelflans mon histoire des animaux.

Bij

7 I 0.Août.