Physiques , Mathématiques et Botaniques.
2.2.J
REFLEXIONS
1 7 o 5 .
Deccmij
Sur les Observations que f rem à la MartiniqueMejfeurs Varrin , des H ay es ,& d u Glos.
Es trois Observateurs cnvoïcz par Mrs. de l’AcademieRoialedes Sciences, après que teu Mr. Caslini Jcs eût
exercés à rObservatoire Roïal de Paris, selon l’Ordre de SaMajesté , & qu’il leur eût remis ses instructions, que j'ai rap-porté ailleurs , partirent pour l’Iíle de 6orée, petite Isle, situéeenviron à deux lieux du Cap-Verd, qui est la partie du conti-nent le plus avancé dans l’Ocean occidental, &: par où quel-ques Géographes ont fait pastèr leur premier méridien.
Après que ces Mrs. eurent fini leurs Observations danscette petite Isle, ils trouvèrent heureusement un Vaisteauqui devoir faire voile pour l’Iste Guadaloupe , une des An-tilles, n’aïant pas trouvé d’occasion pour paíferàrisle de S.Thomas, comme ils avoient résolu en partant de Paris, ilss’cmbarquercnt fur ce Vaisteau, &: allerent à la Guadaloupe,où ils firent les Observations raportées dans le Livre desvolages de l'Académie, ou chacun peut les voir.
Lorsque ces Observations furent finies , Mrs des HayesLc du Glos, partirent de la Guadaloupe & vinrent à la Mar-tinique , autre Ifle des Antilles , ils mouillèrent à S. Pierre,où ils commencer en r de regler leur horloge, par des hauteurscorrespondantes du Soleil.
Après plusieurs Observations tant des hauteurs méridien-nes du Soleil, que des Etoiles fixes, ilsdéterminèrent la latitude ou hauteur duPôle du Fort S. Pierre, de 14L 44'. oL
Ensuite ils détermineront la longitude, par une seule Ob-servation qu’ils firent d’une émersion du premier Satellite deJupiter, hors de l’ombre de cette Planette. On ne pût obser-ver à Paris la même émersion ; mais alors comme une révolutionde ce Satellite se faisoit en un jour, 18. heures 27. minu-tes 55. secondes.
On ajoûta à l’Observation qu’on venoit de faire à la Mar-tinique , cette révolution , &: on eut par ce calcul, le rems de