Physiques , Mathématiques et Botaniques. 2,4/de l’annnéc , je remarquai que les vents varicrenc de l’Est-Nord-Est, au Nord-Nord-Eíl >bc le tcms fut fort pluvïcux.
v 1. Février,
Le commencement du mois amena de plus beaux jours,les pluies ne furent plus si abondantes, &: nous vîmes plussouvent le Ciel à découvert. Comme le tems n’étoit plusfi humide , je ne trouvai presque plus de variation àmon horloge, ce qui me faifoit plaisir, puisque jetois par-làdispense de prendre cette grande quantité de hauteurs cor-respondantes du Soleil, qui nie faiíòient perdre la moitié demon tcms, bc commcnçoicnt à me devenir fort ennuïeufes.
OBSERVATION
Sur la variation de /’aiguille aimantée.
Vant mon départ de l'Europe, j’avois prévu que dans
j/j^lcs líles de l’Arncrique, ou dans les autres endroits, oùj’efperois aller , je ne trouverois peut-être pas de pierre assezunie , pour tracer dessus, une ligne méridienne, ainsi je m’é-tois muni fort à propos d’un marbre d’cnviron un pied encarré qu’un Marbrier de ma connoissancc m’a/oit fourni, jePavois embarqué avec moi en partant de Marseille , bc elleme fut d’un très grand usage.
Je plaçai de niveau, dans ma chambre, ce carré de marbre,auprès de mon horloge. J’ai dit ailleurs, en parlant de l’An-neau astronomique, que j’cn avois percé le couvert en troisendroits différons, dont l’un me fervoit pour prendre leshauteurs méridiennes du Soleil j ce fut fous celui-ci, que jeposai de niveau mon marbre , je me servis pour cela d’unniveau d’air, comme le plus exaét bc le moins embarastant.Ce niveau étoit un cilindrc de verre , de trois quarts de piedde longueur , épais d’un dcmi-poucc, fermé hermétiquementaux deux bouts i bc presque rempli d’eau, on l’appelle ordi-nairement niveau d’air, à cause d’un peu d’air renfermé aveccette eau ; dans l’usage , on couche ce cilindre, lorsque cettebulc d’air s'arrête fur le milieu du cilindrc , c’cíl une mar-que infaillible, que le plan sur lequel est posé ce cilindre,
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