iy 8 Journal des Observations
__ques, appellée la Diligente de convoies jufqu’au mouillage, le
1704. Vaisseau Espagnol le Brigantin , &: d’amener à son retourJuillet, deux bons Pilotes pratiques, n’aïant personne sur son bord,qui eut navige le long dc^Côtcs de la nouvelle Espagne.
A deux heures du soir, la Diligente arriva ; elle portoitles deux Pilotes que le Capitaine Baudrit s’étoit chargé d’a-mener. Lorsqu’ils arriveront à bord , & qu ils sçurent que nosBàtimens alloient faire la course sur les cotes de la nou-velle Espagne, ils'avertirent notre Capitaine , qu’il y avoirdans une anse appellée Choacha, un Navire Hollandois, arméde quatorze canons , lequel étoit en traite fur cette cote ilsnous apprirent aussi que les deux Vaiíïeauxqui avoientmisà la voile, au signal du canon de la Ville, étoient deux Vais-seaux François, le Dragon VHermione , qui portoient Mr.de Landes Directeur général de la Sientc , envolé pour fairerendre comte à tous les Directeurs particuliers de cette Com-pagnie.
A la nouvelle que nous donnèrent les deux Pilotes prati-ques , on se disposa à surprendre ce Vaisseau Hollandois;on ordonna à nos Flibustiers déranger la terre, le vent étoicà l’Elt médiocrement trais. Comme nous avions mis côté catravers, pour atttendre la Diligente , on fit servir , &c on mitle cap à rOucst-Sud-Oiicst ; au coucher du Soleil, Panse deJîhtiquerkhi environ à six lieues de la Guaira, nous restoitau Sud-Sud-Oiiest à trois lieues & demie ; nous cotoiâmcs laterre , les deux Pilotes nous a lan t asturés que ces côtes étoientfort faines. La hauteur des montagnes dont ces côtes fontbordés , nous avoient déja confirmé , ce que ccsPilotes ve-noient de nous dire. A neuf heures du soir, nous fûmes prisdu calme , à quoi nous nous attendions durant la nuit , àcause des hautes montagnes.
x. Juillet.
Un petit vent de Nord-Est se leva le matin , mais noSBarques étoient fur Barrière, & si éloignées de nous, qu’o-bligés de mettre côté en travers pour les attendre , nous per-dîmes beaucoup de chemin , &: d’abord quelles nous eurentjoint, nous continuâmes notre route. A onze heures du ma-tin nous nous trouvâmes par le travers de l’ance Choacha :