w DISCOURS
Signes du Zodiaque, quelques Constellations. L’invention desSemaines, des Mois, des Années, des Heures, des Cycles: lespremiers pas qu’on fit à cet égard, 6c comment, au moyen des In-tercalations, on corrigea insensiblement ce qu’ils avoient de dé-fectueux j les diverses sortes d’années qui en résultèrent, année duDeluge, années Egyptiennes, Syriennes, Chaldéennes, Grec-ques, Romaines depuis Romulus ôcNuma jusques á Jules César jles Divinités Protectrices des jours, des mois 6c des saisons : ladistinction des te m s heureux 6c malheureux ; 8c comment le Ca-lendrier se chargea des prédictions astrologiques, 6c de l’annoneedes Eclipses, des jeux publics 6c des Foires : enfin comment onparvint à mesurer le tems lui-même 6c tous les instans du jour, 6cde quels instrumens on se servit pour cet effet.
Tous ces objets font accompagnés dc l’expîicatíoi-» étymologi-que des mots par lesquels on les désigne ; on y voie l’origine desnoms du Soleil ôc de la Lune , des douze Signes, des Planettes,:des jours de la semaine, des Mois chez la plupart des Peuples an-ciens 6c modernes ; Noms qui étoient regardés comme l’effet ducaprice 6c du hazard , tandis que par ces recherches on voit cons-tamment qu’ils étoient autant de peintures exactes auxquelles onne pouvoit se méprendre , 6c toujours relatives aux saisons 6c auxtravaux de l’année.
On y trouve aussi la discussion d'une multitude de questionsépineuses à l’égard desquelles les Critiques 6c les ChronoJogistesn’avoient fait qu’augmenter les ténèbres dont elles étoient enve-. loppées, 8c qu’on a pu éclaircir par l’ensemble dont elles fontpartie.
Le second Livre , ou l’Histoire Religieuse du Calendrier,roule sur une matière qui n’étoit encore devenue celle d’aucun ou-vrage, du moins complet,dans notre langue, 6c qui est cependant.