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Monde primitif analysé et comparé avec le monde moderne considéré dans l'histoire civile, réligieuse et allégorique du calendrier ou almanach / par M. Court de Gébelin
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nous en avons données , 8c quil feroit inutile de répeter ici.

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. Les Egyptiens appellerent la Lune lo» ; nom qu'elle porta égalementchez les Grecs, qui en firent auíïï le nom Ino.

VII. Ce fera A'ioh que les Latins auront fait luno, en y ajoutant le motnoh qui signifie la nuit, 8c quils changèrent en noc.

VIII. Les Hébreux appellerent la Lune Libanah, cest-à-dire la Blanche :ils donnerent le même nom au Mont -Liban, a cause des neiges qui le cou-vrent. On trouve aulïï une Divinité chez les Romains appellée Lcbana , & quiparole avoir la même origine.

IX. Jana fut auíïï un nom íàcré de la Lune chez les Romains, tandis quilsappelloient le Soleil Janus, comme nous le prouverons dans la fuite de ce vo-lume : nous dirions han 8c Jeanne. Ce nom nest pas le même que celui deDiane , comme on la cru mal-à-propos.

X. Diane , nom de la Lune comme Déeíse chez les Romains, venoit, nonde Jana , mais du primitif Di qui signifia lumière, jour.

XI. Ce Peuple lui donna , comme flambeau de la nuit, le nom de Luna,d ost nous est venu le nom de Lune que nous donnons á cet astre. La racineen est le primitif lu qui désigna la lumière, 8c dont les Latins firent lux,luc-eo , 8cc. 8c dont nous avons fait luire , lucide , lumière , &c.

Les Persans appellerent également la LuneLuc-àn ( i ), & par la mêmeraison, leur langue ayant nombre de mots qui lui font communs avec celledes Latins.

XII. De même que les Grecs appellerent le Soleil Hélios, ils appellerent laLune dabord Helene, 8c ensuite Sélene : ce nom venoit ainsi du primitif hel,briller, dont les Grecs firent également Sélas , éclat. LorlquHéléne eût dégé-néré en Séléne , on crut que ces noms désignoient des objets différées; 8cdes-lors Hélène surprise pour un personnage réel auquel on attribua des aven-tures relatives aux courses de la Lune 8c aux allégories inventées à son sujet,& qui ne forment quun roman loríquoií les sépare de leur véritable objet.

( i ) Hyde, ch. XX.

JJist. du Cil,

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