DU CALENDRIER. r i
doient cette Planette comme étant d’im bon augure, S: que chez les Egyp-tiens elle éroit appdlée l’Etoilede Nemejìs,
Que la Planette d’Iou éroit appellée Phaeton par les Grecs, Sc que lesEgyptiens la nommoient l’Etoile àlOJìris. Que la troisième ou celle de Mars,appellée par les Grecs Pyroeis , l’étincellante , étoit chez les Egyptiens l’étoile& Hercule. Que celle de Mercure, appellée Stilbon en Grec, étoit en Egypte l’é-toile d’ Apollon : Sc que celle de Vénus est Lucifer ou Heofphore chez les Grecs.
Ce passage très - embrouillé Sc incomplet, répand peu de lumière furcet objet ; car à l’exception du nom à'Ofìris donné à la Planette de Jupiter,on n’y trouve aucun nom Egyptien.
Le lavant Jablonsky chercha à suppléer le nom Egyptien de Vénus quimanque ici: il crut d’abord que c’étoit A-thob., qui est le nom Egyptien decette Déestè : il pensa ensuite que c’étoit Isis fr), sondé sur un pasíâge dePline ( i ). II se décida enfin pour le Dieu Pan, parce que le Phallus qu’ilvoyoir dans ce Thau sacré qui fait le symbole astronomique de Vénus,étoit consacré à Pan.
Les Coptes, defeendans des anciens Egyptiens, Sc les Indiens, appellent laPlanette de Vénus d’un nom qui approche si fort d’Athor, qu’il est tres-appa-rent que c’étoit son ancien nom, Sc qu’ils viennent tous deux d’une mêmesource. Athor, dépouillé à'A, Sc prononcé £or ,sor, sera la même chose queSourot, nom Copte deVénus, Soucra en Indien, Zvhra Sc Al-Zuhra en Arabedont Strabon fit A^ara Sc qui signifie la Déesse Blanche, épithète de Mi-nerve & de Diane chez les Grecs. Et ce nom vient de £oar , lumière, éclat.
Dans un Dictionnaire Copte Sc Arabe, cité par PococKc ( 3 ) Sc par Mi-
CHAEtlS ( 4 ) , on
trouve ces
noms donnés ;
H*/* ou riíst), Helia ou Pi-Rfié, le
SotAayii ,
Souléné ,
la Lune.
Ptip*y ,
Rephan,
Saturne.
n/-<ftooí ,
Pi-Zeous,
Iou.
MoAo^ ,
Molokh ,
Mars.
n i-tp[A*ç »
Pi-ermês ,
Mercure
ÏOt/pOT ,
Souroth ,
Vénus.
( i ) Panth. /Egypt.
T. II. p. 130.
&c.
C 1 ) Liv. II. ch. VIII.
( ; ) Notes fut Abulpharage.
(4) Notes fut les Curiosités de Gaffàrel, Hambourg 1676. in-n.
Gij