DU CALENDRIER, <5z
§. v I.
Discussions qui en jurent la fuite.
Ces Conclusions furent vivement attaquées par plusieurs Savans. Le P. LeMirf , Professeur de Mathématiques à Douav, avança ( i ) qui Empirions ,dont l’Abbé Pluche s’étoit appuyé , ne supposé pas au Zodiaque une antiquitéaussi reculée : que les Noms du Zodiaque tels que nous les avons, ne furentinventés que dans la Gréce ; & qu’ils ne purent l’êrre qu'environ 360.ans avant Jefus-Christ. : la premiere étoile du Bélier s’étant avancée dès-lorsd’un Signe entier, ou de 30 degrés, c’est-à-dire, d’un dégré tous les 70.ans.
Dans le même Journal ( z ) parut une justification de l’Abbé Pluche, parle Sieur Boyer d’Aix en Provence. Il s’attacha à faire voir que le déplacementdes Signes ne prouvoìt rien, puilqu’il ctoit incontestable que le Zodiaque'existoir’ rel qu’ilest, long rems avant l’cpoque fixée par le P. Le Mire.
Ce dernier fir paroître une Réplique dès le mois de Juillet, dans laquelle'il s’attache à órer à ses Adverliires le témoignage d’Empiricus ; & à prou-ver que le Sieur Boyer n'est pas d’accord avec l’Abbé Pluche : qu’il a mal saisile système dont il lé déclare le défenseur.
Ce qui fut suivi d’une Réponse du sieur Boyer (en Novembre 1741 )destinée uniquement à se justifier de cette imputation.
Tandis que cette querelle dégénérois en personnalités inutiles, un plusredoutable Adversaire présentoir avec plus d’adresse la plus forte objectionqu’on puisse faire contre l’époque reculée des Signes du Zodiaque tels qu’ilsexistent.
« C’est une idée, dit celui-ci (3), tout-à-fait insoutenable, parce que dans-- ces rems reculés, qui remontent au moins à quatre mille ans d’antiquité,» la Constellation de l’Ecrevisse étoit dans les signes du Printems, celle de la« Balance dans les signes d’Eté, celle du Capricorne dans les signes d’Au-» tomne, & celle du Bélier dans les signes d’Hyver. C’est ce qui est démontré>■> par le calcul du mouvement propre des Etoiles fixes, qui, de l’aveu de touS
( 1 ) Journ. de Trév, ann. 1740. Juin.
( 1 ) Janv. 1741.
( Z ) M. de la Nauze , Mém, des Infcr, T, XXI. ín-, 1, p. 6z 5, & su bi