7 X HISTOIRE CIVILE
Plus bas, Homère réunir plusieurs Constellations. » Ulysse , dit-il, plein de» joie , déployé ses voiles, Sc prenant le gouvernail, te met à conduire là» Nacelle, tans jamais laisser fermer ses paupières au sommeil : regardant atten-» tivement les Pléiades, Arcturus qui se couche si tard, & la grande Ourse,,, qu’on apclle aussi le Chariot, qui tourne fans cesse sur son pôle en observant» Orion, Sc qui est la seule Constellation qui ne se baigne jamais dans les eaux» del’Océan».
Si Homère dit ici que la grande Ourse observe Orion, c est qu’Orion atoujours été représenté comme un grand Chasseur, ainli que nous savons faitvoir ailleurs ( i ) ; & s’il ajoute qu Arcturus se couche Ji tard , remarque qui afort embarrassé Madame Dacier, c'est que cette constellation étant près duNordSc ne restant que peu de tems fous l’horison, se couche en ester beaucoupplus tard que les autres constellations, toutes plus méridionales.
Ces mêmes Constellations font également désignées dans l’Jliade (r.).
« Vulcain, dit-il, représente sur le bouclier d’Aehille tous !es Astres dont
», le Ciel est couronné & toutes les différentes Constellations, les Pleïades, les», Hyades, le violent Orion , & l’Ourlè qu’on apelle aussi le Chariot, quitour-», nant toujours autour du pôle , paroi t toujours à notre vue, Sc observe tou-,, jours 1 Orion. C’est la feule Constellation qui ne le baigne jamais dans les,» flots de l’Océan «.
ConjlelUtiont dont il ejl parlé dans les Livres Hébreux du V. T.
Les Livres Hébreux du V. T. parlent de quelques Constellations qui ne peu-vent différer de celles dont nous venons de parler,& qui étoient connues de tousles voisins desHébreux. Cependant on n’est rien moins que d’accord fur la maniérédont on doit rendre les noms par lesquels ils les désignent. On devroit, ce sem-ble , être tiré d’embarras par la version grecque des LXX. qui étant Hébreux Scétablis à Alexandrie, ne dévoient pas se tromper dans la comparaison des nomsgrecs Sc hébreux portés par les mêmes Constellations. Cependant ils augmen-tent eux-mêmes cet embarras, parce qu’ils rendent souvent le même nom pardes mots qui n’ont aucun rapport entr’eux.
( i ) Génie Allégorique de l’Antiquìté, pag. 14.
(t) Uv. XVIIÍ.
Job