,ìoá HISTOIRE CIVILE
Sextus Pacubius, Tribun du Peuple, sic ordonner la même chose par ui»Plébiscité ou une Loi du Peuple.
Les quatre mois suivant n’ont eu aucun nom particulier : quelques Em-pereurs Romains tentèrent de les faire appeller de leur nom. II avoir été or-donné par le Sénat, par exemple, que le mois de Septembre s’appelleroit Ti-bère , & celui d’Octobre Livie ; on estàya ensuite de les appeller Germanicus &Domitien. Néron vouloir que le mois d’Avril portât ion nom ; Mai, celui deClaude ; & Juin, celui de Germanicus. Commode distribuoit tous ses nomsentre les cinq derniers mois de l’année : il se conduisoit comme ceux de Pa-phos à l’égard d’Auguste. Mais ces noms croient trop abhorrés pour se mainte-nir : & nous continuons de désigner ces mois par septième, huitième, Lee.quoiqu’ils ne soient plus les septième, huitième, &c. comme nous lavonsdéja dit.
11 existe un Prince dont le nom pourroit être donné au mois de Septem-bre à meilleur titre que ceux d’Auguste ôc de Jules aux mois dont nous ve-nons de parler : mais cette maniéré d’apothéofe est paíïee , &c si elle devenoiten usage, il n’y auroit peut-ctre plus rien de fixe dans les noms des mois.
Les deux derniers mois de l’année Romaine furent Janvier & Février;& il n’y a que deux cens ans, fous le régné de Charles I X. qu on les plaça àla tête de tous.
Janvier, en Latin Januarius , doit son nom à Janus ou au Soleil renou-vellé.
Février doit le sien aux expiations ou purifications, auxquelles ce mois étoitconíâcré. Son nom Latin est Februarius-, il vient de Tcbruarc , qui signifieexpier , purifier , faire pafier par le feu. C’est parce qu’íl terminoit l’année, 8cqu’on ofíroit alors des sacrifices pour les Morts, & pour l’année expirante.Auíïì étoit -il un mois de mauvais augure ; Sc par cette raison, le nombre deses jours étoit pair & il en avoir moins que tous les autres mois.
Articli II.
Noms des Mois che £ les Peuples du Nord de t Europe.
Mais quittant le Midi, où les noms des mois furent empruntes de UMythologie, pastons au Nord, dont les Peuples divers, sortis d’une tige com-mune, ont donné à leurs mois des noms à peu prés semblables, & presquetous tirés des travaux champêtres. La plupart de leurs Langues font si connues