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•pies. A peine les Olympiadesavoienr-elles été établies dans la Grèce, à peineRome étoic-elle fondée, du moins cette Rome depuis la fondation de laquelleon compta les années de cette Ville, qu’un Roi de Babylone établit une ma-niéré de compter les années parfaitement sortie aux révolutions du Soleil, Scqu’on appella de son nom Ere de Nabonassar.
Ce Prince qui venoit d’arracher Babylone aux Assyriens, voulut que fesSujets eussent une maniéré de conapter les années qui leur fut propre , & quitransmettant à la postérité les succès dei’heureuse révolution qu’ii venoit d’o-pérer, effaçât en quelque sorte le souvenir de leur assujettissement à Ninive :ce qui fît dire que Nabonassar avoir voulu effacer par son Ere la mémoire dejtous ses Prédécesseurs : mais ce projet auroit été une biíàrrerie tyrannique in-digne d’uu esprit assez grand pour former une nouvelle tige de Rois.
Cette Ere commença, selon les Astronomes d’Alexandrie , le z 6 Février,747 ans avant ì. C. à midi, au Méridien de Babylone , Sc avec le régné deNabonastàr. Elle a i’avantage fur les Olympiades Sc fur la fondation de Rome,d’avoir une époque .radicale fkée avëé I-ì plil§ gfíliìdë certitude, & avec une pré-cision à laquelle on ne peut rien ajouter. Elle prouve eu même teins l’habiletcdes Astronomes Chaldéens, dont les observations étoienr auffl sûres que nom-breuses, Sc appuyées fur une fuite d’observations qui remontoient à plus demille ans,
M. Des-Vignòles a eu une idée singulière à l’égard de cette Ere : c’estquVlle ne fut inventée qu’au tems d’Alexandre le Grand, ou à peu près. Onpeut voir dans íà Chronologie (i) les raisons qui le conduisirent à cette idée »qu’il ne présente d’ailleurs que comme une supposition qui lui paroit fortvraisemblable , Sc à laquelle il ne voit rien qui soit contraire.
Mais si du tems d’Alexandre, cette Ere n’eût pas déja existé, pourquoi lesAstronomes qui en vouloient établir une, auroient-ils choisi cette époque depréférence à nombre d’autres révolutions plus rapprochées de leurs tems, ou àd’autrçs plus anciennes & infiniment plus remarquables;
(i ) Tome II. p, 344.
CHAPITR E