DU CALENDRIER. 173
Mais les raisons métaphysiques dont s’étaye M. Berner , ne peuvent pré-valoir contre les faits, comme il en convient îui-même ; 3 e ceux fur lesquelson se fonde pour soutenir que le Cycle de Méton fut tres-postérieur à quelquesCycles de la même nature, font certainement du nombre de ceux dont ilparle ( i ) comme devant anéantir ses raifonnemens, s’ils existent.
CHAPITRE IV.
* «
Correction du Cycle de Méton , ou Cycle de soixante-jlx ans.
32 Nviron un siécle après Méton, Califpe s’apperçut du défaut de ce Cycle,ce défaut par lequel il anticipoir de plusieurs heures íur Tannée solaire. CetAstronome proposa donc de retrancher un jour entier de quatre en quatre Cy-cles ou tous les 7 6 ans: d’où reluira un Cycle dc 17759 jours, qui commençad’ètre en uíâge Tan 330 avant J. C. Celui-ci ne contenoit qu’environ sixheures de plus que la révolution de la lune en un pareil nombre de jours, &14 heures 1 8 minutes de plus qu’auranc de jours lôlaires. Ce nouveau Cyclecclipíâ celui de Mcton, du moins dans les Observations Astronomiques.
CHAPITRE V.
Cycle Gaulois de trente ans .
1 ? l in e nous apprend ( t ) que les Gaulois avoieut un Cycle de trente ans *dont il y en avoit onze d’intercalés ; & que leurs mois lunaires commençoientau premier quartier de la lune, ou au septième jour; le lever de cet Astrectant plus aisé à observer ce jour-là qu’à laNéoménie, où il est à peinedégagé des rayons du Soleil.
( 1 ) Hist, Natur. Liv. XV/>