i8q HISTOIRE CIVILE
Lune d’Aoùt, au signe de la Vierge, Sc íuivoic ainsi son mari. Elle étoit repré-sentée avec son nourrisson.
Des deux signes du Lion & de la Vierge, les Egyptiens formerent leSphynx, moitié Femme , moitié Lion, & emblème de l’inondation du NiL
Phta , Dieu du Feu, ou Cnsph le Créateur , le bon Principe, présidoit àla Lune de Septembre. C’est qu on croyoit que l’Univers avoir été formé àl’équinoxe d’Automne, où commence cette Lune. Tel étoit le Vulcain desEgyptiens, la source de toute perfection, feu Sc lumière j. tandis que chez lesGrecs & les Romains, il fut réduit à une Divinité subalterne, quoique tou-jours protectrice du même mois. C’est ce même mot de Phta qu’on a cru avoirformé en Grec le nom de Vulcain, ou Hè-phaijlos , avec l’article he, Sc la ter-minaison grecque en or. Ce nom cependant est plus rapproché de l’Orientaique de l’Egyptien : aijl signifie le feu dans l’Orient ; en y ajoutant l’articleoriental ph , & la terminaison grecque, on a phaijios ; c’est de là que vint éga-lement le nom de Vejia. Les Egyptiens altérèrent ce mot en changeant l’Hébreutsh , feu, en et, Sc prononçanr/^«ld, au lieu de phesh oïl phêSíd.
Typhon, ou le mauvais Principe, le Mars des Egyptiens, présidoit à laLune d’Octobre, au signe du Scorpion. Il n’est donc pas étonnant qu’il fut à la.fuite du Bon Principe , dont il tâchoit de détruire ou de gâter les ouvragesd’ailleurs ce tems étoit pour plusieurs contrées, un tems de désordre Sc demaux de toute espèce : ajoutons que c’est la saison des longues nuits & desténèbres, symbole du mauvais Principe , dont les oeuvres ne sont que ténè-bres , Sc l’opposé de tout ce qui est seu & lumière.
Horus on Hercule , le destructeur des Géans, la grande vertu des Dieux,marchoit naturellement à la fuite de Typhon , & présidoit à la Lune de.Novembre, au signe du Sagittaire. Cet Archer ou ce Héros, moitié homme,moitié cheval, étoit donc d’une grande consolation pour les Orientaux , quivoyoient en lui un puissant libérateur. Audi disoient-ils qu’Horus, avec lesecours du cheval, remporta la victoire fur Typhon. Diane ne livroit la guerrequ’aux animaux des forêts ; mais Horus à tous lés maux qui accablent l’hu -manité. Le bon &. le mauvais Principe, & le fils du bon Principe, vainqueur-du mauvais, étoient ainsi trois personnages qui appartenoient à la plus pro-fonde Théologie Philosophique, Sc ils croient fort au-destus des idées que les-Grecs Sc les Romains so formoient de Vulcain , de Diane Sc de Mars ; on▼oit que ces derniers Peuples ne comp.enoient plus rien à la sagesse desOrientaux , Sc qu’ils n’en étoient que d’aveugles imitateurs. II n’est donc pas.íiirprenant que les Européens qui ne voyoient jusques ici que par les- yeux de