r«4 HISTOIRE CIVILE
a fait Anubis , le Chien gardien des Portes Célestes, ou del’horizon quejdore le Soleil.
.Chnoubis est représenté fur ces Abraxas avec une tête de Lion à grandecrinière , & environné dune gloire d'oà sortent sept rayons. Son corps est uncorps de Serpent à queue entortillée , symbole du tems éternel.
Le Decan qui fuit ces trois, ou le premier Decandu signe du Lion, s’appelleKharkhnoumis , & fur des Abraxas KholKnoubis. II y est représenté par unetête humaine à sept rayons avec une grande queue de Scorpion , & le signedu Sagittaire fous son menton. Au-dessous de cette tête est le nom de Iaô,suivi du mot Anok , qui avec le nom du Decan, font cette inscription , je fuislao ( Iehovah , ou le Dieu ) Kholknoubis.
Ce mot doit être compose de K,ar , crier, ou de Khôl, voix , tonnerre ; ceferoit le Dieu Tonnant.
Le premier Décan du Signe de la Vierge s’appelle Túm ; mais ce mot si-gnifie Jujte, Parfait ; de-là Thcmis.
Le dernier Décan du Signe du Scorpion s’appellc Sieme -, ce mot est com-posé de fi , prendre , recevoir, &c emi , science : mot à mot, celui qui a reçula science , qui est instruit, le Savant.
Les deux derniers Décans du Signe du Capricorne íont Srô & Isrô.Leurs noms signifient Victoire , Sc Victoire qui arrive. C’est la Victoire du SotJ eil fur les Ténèbres ; il renaît alors, & revient à nous plus beau que jamais.
On trouve dans l’Ouvrage d’Origcne contre Celfe les noms des sept der-niers Décans de l’année : ils fe terminent à Ph^ Ouor , le dernier Décan duSigne des Gémeaux , Sc qui est fans doute le même nom qu’HoR-KJ avecl’article P h.
Scaliger a rapporté auíîi ( i ) les noms des Constellations relatives aux 3 6Décans dans les trois Sphères Persane , Indienne Sc Barbare , qu’il empruntad’ABEN-EzRA , auquel il donne le nom du plus Docte des Juifs. La Sphèreque ce Rabbin désigna par 1 epithète de Barbare , est celle des Grecs d’Ale-xandrie.
C’est à ces 3 6 Décans que le Roi Necepso attribuent dans fes Livres d’Astro-logie, comme nous rapprenons de Julius Firmicus,les influences les plus éten-dues fur les maladies & la santé, omnia vitia , valttudinefque.
Dans les anciens Ouvrages d’Astrologie , on trouve des Quarrés magiques
(r ) Ibid. p. 371, & fuir.
calculés