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HISTOIRE CIVILE
ans. Cette méthode ne devoit pas même être commune dans la Grèce , puisqueles Macédoniens n’avoient pas étc avertis de l'Eclipse, & qu’elle leur cauíabeaucoup d’efïroi.
C’est ici une grande preuve de la lenteur avec laquelle fe répandent les con-noiílànces ; les Macédoniens, à la porte des Grecs, étoient des Barbares sensconnoiílances ; mais comment leurs Princes qui n’étoient occupés que de fac-tions & de guerres , fe seroienr-ils occupés du bien public , qui ne peut ré-sulter que de la plus grande malle de lumières ì Les Princes ont ac-tuellement les plus grands secours pour cela ; & dans l’Imprimerie, le pluspuissant véhicule pour l’instruction : heureuses leurs nations s’ils savent enprofiter !
Nous finirions ici ce Chapitre, si nous ne pensions que nos Lecteurs ver-ront avec plaisir la découverte d’une Eclipse qu’un Savant Moderne a faitesu moyen de l’histoire de la retraite des dix mille par Xenophon , & quirépand un grand jour siir un fait historique contesté (t).
Xenophon raconte que les Habitons de Lariíle, Ville íùr lêS bords de l’Eu—phrate, & qui avoir appartenu aux Mèdes, lui dirent que -r dans le tems que le„ Roi de Perse asiìégeoit leur Ville sens pouvoir la prendre, un nuage couvrit» tout à coup le Soleil & enveloppa la Ville, au point que ses défenseurs s*é-», tant retirés, les Perses se rendirent auíïï-rôt maures de Larisie
II y eut en efset pour ces pays là une Eclipse totale de Soleil le z i Oc-tobre 547 avant J. C. & cet événement, comme l’a fort bien vu M. Co Atard , est une nouvelle preuve de la conquête de la Médie par les Perses, &de la déposition d'Astyage ou de Cyaxare par Cyrus.
Ajoutons que cette Ville de Lariíse est fans doute celle dont parle Moysesous le nom de Resen ,
(1) Costard, Trans. Plûl. T. XLVIII.
CHAPITRE