DU CALENDRIER. aor
C’ctoient les deux jours les plus éloignés de la course du Soleil : arrivé àceux-ci, il revenoit fur ses pas, pour s’éloigner ou pour se rapprocher de nous :c’est par certe raiíon qu’on les appelloicen Grec les Converjions ou Tropes duSoleiL
De-là, le nom de Tropiques, donné aux cercles qui représentent la révolu-tion du Soleil dans ces deux jours , Sc qui forment son non plus ultra : tandisque les jours où le Soleil est parvenu aux Tropiques , Rappellent Soljìiccs ,mot qui signifie Jlationdu Soleil ( fol-stat ), lieu où le Soleil s’arrcre.
Les deux jours dans lesquels aucun corps ne donnoit presqu'aucune ombreà midi, Sc où la lumière du Soleil tomboit presque à-plomb , étoient lesEquinoxes , l’un du Printems , l’autre de l’Auromne.
On avoir quelquefois recours dans cette vue à l’ombre d’un Puits ex-posé au Soleil. Tel étoit l’usege d e Syenne, Ville la plus méridionale del’Egypte. Le jour où ce Puits étoit éclairé juíqu’au fond , étoit le jour duSolstice d’Eté ; & le Solstice d'Hyver arrivoit le jour où il étoit le moinséclairé : le Solstice d’Eté, lorsque la lumière du Soleil édairoir la portion in-térieure du Puits ; celui d’Hyver, lorfqu’elle éclairoit la portion extérieureou la surface du Puits.
Dans d’autres pays, on avoir recours pour cet ester à sombre du Soleildans des Cavernes exposées au Midi Tel étoit l’antre de l’Isle de Syros , unedes Cyclades, dont il est fait mention dans l’Odyssce (i L’Auteur de cePoème fût dire à Ulysse par Eumée , un de ses Bergers, mais qui ctoit filsduRoi de Syros : « Au-delà de l’Isle d’Ortygie (i), est une Iste appellée Syrie ,» qui vous est sens doute connue ; là sont les conversions du Soleil ( Tropai>» Heliou ) » ; íùrquoi les Scholiastes, Didyme en particulier, remarquent quedans cette Iíle est une Caverne appellée la Caverne ou l’antre du Soleil , oùl’on observoit les conversions de cet Astre , ou le moment des Solstices.
Cette Iíle a occasionné diverses bévues : les uns y ont vu une Iste Syrienneau-dessus d’Ortigye , ce qui ne signifie rien. D’autres se sont imaginé qu’Ho-mereplaçoit Syros au Tropique du Capricorne, dans le fond de l’Afrique.,comme s’il disoit que c’étoit là d’où le Soleil revenoit au Solstice d’Hyver.Des troisièmes ont suppose que Syros étoit au couchant d’Ortygie ou deDélos,tandis quelle est à son levant. Enfin, on a été fort embarrassé à déterminer de
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( ' ) Liv. XV.
( i ) La même que Délos.