aòtf HISTOIRE CIVILE
s'ëtoit entièrement écoulée, on tomproit une heure. Ainsi ce prétendu Singeurinoit douze fois par jour,
IV,
Cadrans Solaires,
De Pinvendon des Gnomons à celle des Cadrans Solaires , il n'y a qu’unpas : auïïi ces Cadrans furent très-anciens dans POrient. Ils étoiçnt connus enJudée dès le rems d’Achaz, comme on le volt par [‘Histoire rapportée dans lesecond Livre des Rois ( i ) ; & sûrement ils étoient en uíàge dès Ce tems-là àBabylone.
Ces Inílrumens forent connus fort tard chez les Grecs II n’est point parléde Gnomons chez eux avant Phérécyde comme nous venons de le voir ; en-core moins des Clepsydres > dont ils n’attribuent ['invention qii’à Aristote..
Anaximandre, Disciple de Thaïes, établit à Lacédémone, dans le VI e siécleavant J. C. (2), un Cadran Solaire & un Gnomon dont ['ombre fervoit à mar-quer les Equinoxes & les Solstices. II fot le premier qui fit une sphère a tri»ficieile.
Long-tems après , Méton construisit un Héliotrope à Athènes dans la Placetfux Harangues, appellée Pnyx.
On so servit aussi des Clepsydres, pour marquer le tems pendant lequel ilétoit permis aux Orateurs aúx Avocats de parler.
Les Grecs patient d*un Athenée comme d’un habile Mcchanicien qui trou-va l’art de mesurer le cours da Soleil par Pair, que ['impression de l’eau faisoicsortir à toutes les heures , avec un siflement occasionné par la petiteflè de ['ou-verture à travers de laquelle il s’écháppoit. Antiphile consacra son nom par desvers qui se trouvent dans le Recueil des Epigrammes Grecques.
Pline dit que c'est à ['heureux génie de Ctésibius, contemporain de Ptolé-méc-Philadelphe , qu on fot redevable des Machines Pneumatiques & Hy-drauliques. II avoir fait une Machine en forme de vase qui se mouvoir par lemoyen de l’eau, & qui par ses diffèrens mouvemens partageoit le jour enplusieurs parties. Cette Machine fut dépotée dans le Temple d’Arsinoé , soeurde Prolémée-Philadelphe.
( 1 ) Chap. XX. verst 10, u,( i ) Diog, Laert.