DU CALENDRIER. -iz
tiques i avec Vannée , avec les besoins de la société , & avec les arts quipourvoyent à ces besoins. Les principes du Monde Primitif pouvoient seulsrépandre du jour fur ces objets.
On s’en convaincra en considérant les motifs auxquels jusques ici on attrî-buoit rétablissement des Fêtes anciennes.
IV.
Motifs des Fêtes,
Ils ont été recueillis par un des Savans que nous avons nommés ( t ), 5 cqui les réduit à ces quatre.
1. Le premier motif, dit-il, qui fit établir les Fêtes, fut le désir d’honoreeles Dieux , soit pour les remercier de quelque faveur signalée dont on croyoicleur être redevable, d’une victoire par exemple remportée sur les ennemisde l’Erat, ou de quelqu’autre avantage.
2. On en établit également dans la vue de se rendre les Dieux agréables ,& pour détourner leur colere o u les maux auxquels on pouvoir être exposé , oilqu’on redoutoic , tels que les famines, les pelles, les guerres, les inonda-tions, les gelées,les sauterelles, &c. On avoir même foin dans ces occasions im-portantes de consulter les Oracles, afin d’en apprendre les moyens de rendreces institutions plus agréables aux Dieux , & par-là même plus efficaces.
3. On instituoit des Fêtes & des Jeux à l’honneur de ceux qui avoientrépandu leur sang 6e sacrifié leur vie pour la défense de la Patrie z ou poufconserver la mémoire d’Amis respectables & chers ; ou par reconnoissance poukceux qui s’étoient rendus illustres par leurs bienfaits envers le genre humain ;6c pour inspirer ainsi une vive émulation à ceux qui croient capables de mar-cher fur les traces de ces grands hommes , & de les remplacer.
4. On établit, enfin, dit-il , des Fêtes ou des jours de repos , afin que lesgens de travail pussent jouir de quelque douceur ; que leurs peines fussentsuspendues ; 6c qu’en respirant, ils pussent amasser de nouvelles forces poursoutenir jusqu’à la fin les travaux auxquels ils croient appellés.
Tous ces motifs lont vrais ; il y eut des Fêtes établies par toutes ces rat-ions ; mais il s’en faut de beaucoup que ces motifs puissent expliquer le plusgrand nombre de Fêtes , celles qui furent communes à tous les Peuples
( 1J Potïíb. col, 344*