ayo HISTOIRE RELIGIEUSE
» 5c cinquante francs d’argent à la grande Mosquée pour être distribués aux-, pauvres.
» Au reste ces Processions n’ont nul air de dévotion , 5c ressemblent pro-» prement à une mascarade de lutins, ou de gens possédés de fureur 5c de„ rage ; & leurs chants & leurs cris finissent toujours par des imprécations„ contre les ennemis de leur Religion. Les Ecclésiastiques les poussent à cette» fureur, enseignant, comme je l’ai déja observé , qu’il y a un très-grand« mérite à maudire les Princes Arabes qui tinrent l’Empire Mahométan , au» lieu de le céder aux defcendans de Mahomet par fa fille Facmé ».
» Trente-quatre jours après, ils célèbrent une autre Fête à l’honneur du» même Hossein , en mémoire de ce que íà tête rejoignit son corps quand» l’un 5c l’autre eurent été portés à Damas au Calife Yezid. --
On ne peut méconnoître dans ces âges, les lamentations des anciens íurOsiris & fur Adonis, Src. : les cercueils qu'on portoit dans les Fêtes de cesDivinités ; les armes dont on y étoit revêtu , les peaux de loup , de lion , detigre donc on s’y déguifoit, les malédictions dont on y acCabloit Typhon rDahac, & tous les autres ennemis du genre humain. Ce font toujours lesmêmes Fêtes, le nom seul est changé. II feroit impossible d’expliquer fans celacomment il feroit arrivé que les Turcs & les Persans pleurassent pour la mêmeFête, & que tandis que les Persans déplorent leur défaite , les Turcs se lamen-tent également au lieu de chanter leur victoire. Hossein Sc Hussein peuventavoir ctc tués dans le te m s de cette Fête ; alors elle aura pris chez les Persansune forme un peu différente ; on y aura ajouté u ne dose plus forte de malé-dictions contre les Turcs, leurs ennemis de tout rems : mais c’étoit toujours1a. Fête ancienne*