DU CALENDRIER. . 3*7
procession la Statue de Feridoun, ancien Monarque Persan, qui avoir délivréle Royaume du joug de Dehak , & qui avoit régné fur tout l’Orient. Le mêmejour, on plaçoit dans les rues de petites statues auxquelles ou rendoit lesmêmes honneurs qo’au Roi ; après quoi on les brifoit & on les jettoit au feu.C’étoit íàns doute , dit Frerit , l’emblême du déthrônement de Dehak.
Ce déthrônement est vrai , mais dans le sens allégorique. Dehak est unmot Oriental qui signifie ténèbres , obscurité : en hébreu ”fy*l Dhok 8c
Zhok, lu lans points. Feridoun, est composé de Feri , le Soleil chez tous les an-ciens Orientaux, & de Doun, Seigneur, le Dun des Celtes & des Grecs.
C’est donc le même évenement que les Grecs célèbrent fous le nom deguerre des Amazones & d’Hercule. Feridoun est le Soleil du Printems quidéthróne en Perse , non les Amazones, mais Dehak , le Prince de la nuit 8cde l'hyver. C’est alors encore que Feridoun est sevré ; car à cet Equinoxe duPrintems, le Soleil n’est plus fous la tutelle des Nuits.
Ce Prince étoït représente ce jour-là assis sor un taureau ( r )} ce qui sac-corde trej-bien arec les anciens emblèmes du SolciL
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Le IV e moís est appelle Tir ou la Flèche; c’est le mois de Juin dans sati-née Gelaléenne, Sc le mois d’Octobre dans l’ancienne année. Tir est égale-ment le nom de Mercure, le Meflàger rapide des Dieux. Le i; de ce moison célébré le Tira-ghân. Les Persans disent que c’est à cause de la paix qui sotconclue en ce jour entre Afrafiab qui avoit envahi la Perse, & le Roi Mank -gihar qu’il avoit assiégé dans le Château Tir ijlan , c’est-à-dire , pays des Flè-ches. Une des conditions du traité sot qu’un des soldats du Roi dreroit uneficche de toute íâ force , & que l’endroit cù elle tomberoit scrviroit de li-mites aux deux Etats ; & qu elle tomba au-delà de T A mu ou Oxus. Ce joiir-là , on a coutume de s’arroser mutuellement avec de Peau commune 8c mê-me avec de l’eau-rose. Les prières font heureuses en ce jour.
Le S*, jour du VI e . mois on célébrois la Fête des Mages , appellée Khe-zan , ou Fête de l’Automne , en reconnoisiànee des moissons qu’on venoit determiner.