SG* HISTOIRE RELIGIEUSE
» qu’il se promené à l’hcure du midi ( f ) : chassez au loin les maladies. Consei'-» yez en bonne santé 8e les hommes & les troupeaux &: les chiens vigilans qui
Icsgardent : que je ramené chaque soir toutes mes brebis en bon ctat ;» qu’aucune ne tombe fous la dent cruelle du loup ; que nous ayons toujours-- en abondance du fourrage , des feuilles, des eaux pour les abreuver & pour« les laver. Quelles me soumissent en abondance du lait, du fromage, & du petit» lait. Que le bélier foie vigoureux , qu’il salle prospérer les brebis ; ciue« mes bergeries abondent toujours en agneaux ; que leur laine ne blesse« point les filles qui la fileront ou qui s’cn habilleront. Exaucez nos prières &c« que chaque année nous puissions faire de grands gâteaux à l’hcnneur de Pa--- lès la Souveraine des Bergers.
» C’ell ainsi qu’on appaifera cette Déesse, Répétez quatre fois cette priere ,» en vous tournant vers l’Orient ; & lavez vos mains dans une eau vive.»> Buvez ensinte du laie &c du vin cuit versés dans un grand vase : & d’un piedsj léger , sautez par-desíus des (eux de paille
Ovide cherche ensuite par quel motif on a unis dans cette Fête l’eau & le feu;il en rapporte diverses raisons : on en trouve une fondée fur la philosophieancienne ; c’esi que le feu & l’eau étoient les principes de la nature entiere ,que c’csi par cette raison qu’on en privoit les bannis , ceux qu’on prive de layie civile ; 8c qu’on en saisine l’appanage d’une nouvelle mariée.
On trouveroit donc ici le motif qui détermina les Romains à célébrer lemême jour, l’anniveríàire de la fondation de Rome. Cette Fête du feu ,8e del’eau , sources de la vie &c de la nature entiere, ne pouvoir être mieux choisiepour célébrer rétablissement d’une nouvelle Colonie & pour en tirer le plusheureux augure. 11 valoir mieux l’unir à une Fête déja célébré , qu’aííòiblirl’une Se l’autre en les séparant. Ajoutons qu’une Fête pareille dans laquelle onn’égorgeoit aucune victime , & qui ne tendoit qu’à la prospérité des Cam-pagnes , étoit du plus heureux augure pour un Peuple agriculteur.
I1 ) 1 1 est parlé dans l’Ecriture Sainte des Génies ou Démons qui fe promènent àl’heuie du midi (ì). II est vrai que cette heure est terrible dans les pays brúlans duFiili: alors personne n’est aux champs; St tout le monde repose. Le C ze r c croyoita Ja vérité qu’on pouvoit rendre ces mots par cetix de désolation Sc de ruine ( z ) : maisles LXX & les autres Interprètes l’ont rendu d’une nuniçre plus conforme aux idées deces rems anciens.
( > ' Pú XCt. Jer. XV. y Soph II. 4.
[z ) Ujjîv. T, X. pag. 51J.
vu.