DU CALENDRIER; w
efle se faîfòît à pied , & ceux qui couroient portoient des flambeaux allumés.
Le fécond jour éroic destiné aux jeux gymnastiques, tels que la lutte, &c.fur les bords de TIlysse.On croit que c’est ce qu’on appelloir le combat à'Eyandrie.Ce nom désigne en ester, des combats de force t oà Ton dilputoi: à qui semofttreroir le plus homme » ls plus vaillant «
Par rapport au prix de Musique, on y donnoît des concerts de flûte ; &en y chantoit íùr la lyre les éloges d’Aristogiton & d’Harmodius,libérateurs dela Patrie ; on y joignit dans la fuite l’Eloge de Thraíybule qui arracha Athènesà la tyrannie des Lacédémoniens*
On y liíoit des vers formant quatre drames , dont le dernier devoir être(atyrique : on y voyoit auíïï des chœurs ronds qui coutoient 500 drachmes,ces choeurs ronds étoient sens doute des ballets chantans accompagnés de dansesrondes , qui auront formé nos anciennes ballades y nos virelais nos ron-deaux.
Quant au drame íàtyrique qui terminoit les poèmes chantés ou fus à cesjeux, on peut les comparer à nos forces ou aux petites pièces qui se jouent après
les grandes. Le mot Satyre dans l’origine ne présentoir pas strictement le sens
que nous y attachons actuellement }• il désignoit des poc'mes qui avoient pourobjet la campagne, ses beautés, ses travaux » ses mœurs de ses habitans, leursbons mots. C’éïoiciït fons doute des pièces ou poèmes de la même nature queles vers Fefcennins des Etrusques que les Romains adoptèrent & qui firentplace à ce qu’ils appellerent Satures ou Satyres,
M. Dacier , dans íà Dissertation fur la Satyre } croyoit qu’il n’y avoir nulrapport entre la satyre des Grecs & celle des Romains ; mais fes preuves ne sentnullement décisives. 11 fe perd auflì en vains raifonnemens fur Pétymologiede ce mot ; & ce qu’il dit pour prouver qu’il vient du Latin faturus qui signi-fie plein , rempli de choses milles ensemble , fait Voir que notre mot farte n’enest que la traduction -, car Farce est ce qui est farci , ou plein de choseshachées & mêlées ensemble.
Les Vainqueurs recevúienr un vase rempli d’huile & une couronne d’oliviei^de l’elpèce dont le fruit s’appelloir Moria ; nom fur lequel les Anciens ontfoie divers contes. N’omertons pas que le Vainqueur regaloit fes rivaux.
Des jeunes Gens y danfoient aussi la Pyrrhique, danse sacrée de Minerve.
II ccoit défendu d’affister à ces jeux avec des habits- de couleur-, ou teintsSaris doute , parce que cette Fête étoit dans l’origine une Fête de deujl rela**wve à la fin de Tannée.-