DE LA MER. P â I ï i e ïE ' %f‘
krou, j’ai pris 4 e î’Eauj dans ce même Trajets polir fairé ces Ex-jperiences , qui m’ont tant donné de peine.
Les délations ont été faites le plus soigneusement ; qu’il s’eítjpû 1 , áu bain de fable, fur deux livres d’Eau superficielle de Cha-teauvieux* de Cafsidàgney & de l’endroit à Port Miou, où le Fleu-ve souterrain se dégorge. On a pris également de la profonde ; leplus bas qu’on a pu dans ces endroits.
La quantité de sel, qu’on a tirée de l’une & l’àutre de Ces Eaux ?éft marquée dans la seconde Table jointe à celle des divers poids M^pírutrouvez avec la Balance, & P Aréomètre aux Eaux naturelles de lá dlstlUatlon ’Mer, à celles qui ont été dépouillées de leur íél, & aux autres défontaine j & de citerne afin de voir, d’un coup d’œuil, la pro^portion des poids qui est; entre elles, la quantité de sel qu’elles ont 3& de quelle forte ce sel répond â leur poids.
Sur le fondement de ces Expériences, i’établis dohc que í’eàii dë Quantité &la Mer j en ces situations, où son Goût naturel salé n’est point alte- âà ^âiik-°.ré par le mélange des Rivières 3 ni des Torrens, Sc qui nourrit si r t “^ s hau *bien le Corail, contient de sel en sa fiiperficie la 32. partie de íbnpropre poids, & dans le fonds une 2p. partie. C’est la proportion, queme montre la Balance, mais B Aréomètre * dont je produirai les ex-périences en son lieu, sait voir qU’iì devroit y en avoir une patrie deplus3 ce qui est, à mon avis, plus exact: que la Balance, & plus assu-ré contre toutes les diminutions, que causé la Chymie, malgré tou-te l’exactitude, dont on puiííe s’avisen
Les mélangés de diverses liqueurs dans l’Eau naturelle de la Mer ExperietW
r 1 r rr . . * du mélangé
ront plulieurs esters particuliers, fur elle ; ce que j'ai vu par un nom- àt-M avecbre d’expériences , que je n’insere pas ici, ù cause qu’elles ne font pasnécessaires, Sc que je siiis bien aisé d’éviter ? ennui, que cela pour-roit donner au Lecteur. Ces trois mélanges savoir d’Eau de Fleursde Mauve, d’Eíprit de sel Armoniac3 Sc d’huile de Tartre , íbntceux qui font mieux pardîtrë la diversité des Eaux de là Mer, prompte-ment & sensiblement. L’eau de fleurs de Mauve, qui est, commeBon fait, de Couleur violcte , étant mêlée dans l’eau de la Merdevient d’un. verd jaunâtre à peu près semblable à la Cou-íeur de la Chrysolitíie; L’Esprit de sel armoniac trouble fur lechamp Beau, Sc ií s’y coagule une matière crasse Sc blan-este , qui morceau à morceau se précipite dans le fond da
Vafé. L’huile de Tartre fait la même choíé, Sc encore avecplus de force.
^ CJ C E s
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