52 HISTOIRE P H Y S I a u Etes, qui font dans le Continent ; fans fe soucier des autres, qui sontdans l'Eau; soit qu’ils crûflènt que Torganization, Sc la méthodede végéter de celles-ci dut être la même chose qu’aux Terrestres,ou que la difficulté d’en avoir une variété assortie , les découra-geât, Sc leur ôtât Tenvie d’entreprendre la Combinaison des ter-restres , Sc des aquatiques , pour Tordre de leurs végétations.
on doit ï Les Savans Malpighi & Grew, ont porté à la perfection ceGraffiiepar- qui regarde les Plantes de la Terre, lesquelles croissent Sc sont
fait examen i o 1
ferreuref nourries, par l’humidité qui fe conserve dans la Terre, Sc parTair qui agit sor elles,avec tant de liberté.
Dans mes Navigations, ayant vu plusieurs fois tirer des Plan-
Doute del’Auteur fur
& organisa-tions desplantesmarines.
tes de la Mer, & presque toûjours les ayant trouvées fans Ra-cines, tant les molles, que celles qui sont presque dures com-me le Bois, & les autres que l’on apelle pierreuses, car ce sontlà les trois classes des Plantes de la Mer; je commençai ì dou-ter si la Nature n’avoit point établi en elles une organizationtoute particulière, Sc differente de celle des terrestres. QuelquesObservations, que je sis moi-même dans la végétation des Cham-pignons, augmentèrent ce doute, & me persuadèrent qu'il devoity avoir quelque notable difference. D’ailleurs les deux classes dePlantes, que nous n 5 avons pas àu Continent, n ont pas peu contri-bué à exciter ma curiosité. Ces classes font celle des Lithophytons,Plantes, équivalentes, en quelques parties, a celles de Bois, Sc 1 au-tre des Pierreuses qui ont effectivement la dureté de la Pierre. C’esten cette derniere que les mensonges des Poëtes ont été admis par desPhilosophes, qui en cela n’ont guere conservé le véritable Caractèrede Physiciens.
Bien que les paroles de TEcriture nous disent , d’une maniéré àne pouvoir en douter , que la multiplication des Plantes fe fait parpas íû j us- ks Semences j toutefois si on les a crues jusques â cette heure, Ld’hu^siïavé- pégard de ces deux Classes, ç’a été feulement par obéissance. II estplantes mari- • toutes les raisons physiques fembloicnt nous en assurer jMais elles n’étoient encore que spéculatives, & on n avoir jamaisvu ni reconnu palpablement ce que c’etoit.
La dureté des Plantes pierreuses, qui montre une nature toutedifferente de celle des autres Plantes de la Mer, ou de la Terre , afait douter jufqu’à présent, si ce n’étoit point un simple amas de socsde Tartre, qui so pétrisioit> dans le fond de la Mer, Sc y prenoitdes figures diverses selon le hazard. Je fus moi-même dans ce dou-ô te.
par les semenees.
Nouvelles
observations
là-dessus.