2. me AGE
PU MONDE.
ITALIE.
ROME
ancienne.
jo Discours
dut ïe goût des représentations théâtrales au fléau ïe plusfuneste de ceux qui affligent Humanité.
Sous ïe Consulat de Caius Sulpitius Peticus & CaiusLicinius Stolon, la peste faiíoit à Rome des ravagesincroyables; vœux, prières, sacrifices, ressources de fart,tout avoit été inutilement mis en œuvre: on savisa pourdernière ressource de fléchir ïes Dieux par des représen-tations théâtrales, < 5 c l'on fit venir des Hystrions de l’Etmrie;ils dansèrent au son des instrumens qui íeur étoient propres,des pantomimes qui exprimoient divers actes de íuppïians.Ce peuple politique & guerrier, jusqu alors peu sensible aucharme des Lettres & des Arts, goûte ce nouveau genre deplaisir. La peste cesse ses ravages dans ces circonstances, &cet amusement devient dès-lors un acte de religion, donton sait usage dans ïes fêtes des Dieux, dans ïes triomphesdes Généraux, & même jusque dans Ies pompes funèbres.La jeun este Romaine s’exerce à imiter ces danses; eïíe ymêle par ïa fuite quelques récits en vers, & ces estais informesamènent insensiblement la comédie & ïa tragédie.
Lan 503 de Ia fondation de Rome, dans ïes horreursmême de ïa seconde guerre Punique, Livius Andronicusfait jouer ïa première comédie qui y ait été donnée; ce quidans son principe fut un acte de religion, puis un délassement,devint un art qui bientôt à son tour sut aussi florissant quedans ïa Grèce même d où l’on en avoit pris ï’idée.
Les théâtres ne furent d’abord construits que de simpleramée; on ïes fit ensuite en cloison de planches qui tinrentlieu de murailles, & son ménagea d’un & d’autre côté,quelques séparations, pour que ïes Acteurs pussent entrerfur ïa scène, & en sortir sans s’embarrasser.
. Le Proscenium ou savant-scène sut un peu élevé,
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