SUR LES M O N U M E N S. y f
clés huiles, dont il se faifoit à Rome une consommationimmense. On en avoit auflì construit de pareilles fur lemont Aventin, dans une grande place, mais qui netoientcouvertes que de simples bannes.
L attention du Gouvernement se portoit à tout dans cetteville immense; chaque quartier avoit ses greniers, ses fours,ses réservoirs, ses moulins ; on comptoit à Rome jusqu’àtrois cents treize greniers & trois cents quinze moulins, Scdes fours dans la même proportion. Les Meuniers Sc lesBoulangers , les moulins Sc les fours avoient des nomscommuns. II y eut juíqu’à cinq cents vingt-six réservoirs,fans compter les bains publics Sc particuliers, les thermes Scles réservoirs plus grands, appelés lavacra, ni les fontainespubliques, entre lesquelles on cite celle qu’on nommoitFons Lollianus, dont on a trouvé cette ancienne ins-
cription: Appio Ânnuo Bradica. T. Vibio. Cojs. Magiflrifonds Lollianì JM. Ulpius Félix. J\d. Conflonius Vitalis.C. Claudius Saturninus, Sc celle appelée Fons Scipionum,dont parlent P. Victor & Rusus.
Il y avoit à Rome un quartier destiné à brûler les morts,qui étoit appelé Uflrinœ ; cet usage n’avoit lieu que pourles gens qualifiés : car pour le peuple il y avoit des sosiesappelées putœi, puticuli Scpudculce^ où ion jetoit les corpsdes gens du commun, tels que ceux connus fous les nomsde puticuli Libonis, puticuli in Efquilinis ou fur le montEsquilin.
Les égouts qui, en contribuant à la propreté duneville immense, habitée par un monde de citoyens, influenttant íur la salubrité de Pair quon y respire, furent un despremiers objets dont le Gouvernement s occupa dès lespremiers temps de Rome ; Sc leur construélion remonte
2. me ÂGE
Du MONDE.
ITALIE.
ROME
ancienne.