DU MONDE.
AFRIQUE.
ESPAGNE.
* D. Greg.
May ans,
Epifl.
8 o Discours
petite proportion , puisqu’il est porté sur quatre colonnesÂge J airain fixées fur un piédestal de pierre, & aux deux côtésduquel on voit en relief, une bataille & une assemblée avecdes inscriptions Grecques & Latines.
Quant aux monumens de l'Afrique, FEgypte exceptée,il ne reste que quelques ruines de la rivale de Rome, cetteCarthage fi fameuse, qui balança plus dune sois la fortunede la maîtresse du Monde. On voit encore, à six milles deTunis, les restes d un aqueduc considérable qui conduifoitX eau à Carthage par - dessus plusieurs hautes montagnes. Cetaqueduc avoit, dit-on, plus de quarante milles de longueur.On en aperçoit de nos jours plusieurs arcades très - entières.II ne reste plus de cette ville, que quelques morceaux decolonnes de très - beaux marbres & de Porphyre, avecquelques salles souterraines ; soit que ce soit í’efset desdébris amoncelés qui les couvrent, ou quelles aient étéconstruites ainsi pour se mettre à Fabri des chaleurs dansun climat brûlant.
L ardeur avec laquelle les Romains disputèrent auxCarthaginois , premiers occupans, le beau pays qui dansFantiquité fut appelé FHeípérie, montre assez qu’ils con-noiísoient l’importance, les richesses & les délices de cettebelle contrée. « Nulle autre fur la Terre, dit un auteurEspagnol *, si l'on en excepte FItalie, n’a été plus illustréepar les monumens de Fantiquité. On y voit par-tout desruines de ponts, d’aqueducs, de temples, de théâtres, decirques, d’amphithéâtres & d autres édifices publics, que íabarbarie des Maures, Fignorance & la superstition de. noscompatriotes ont détruits & renversés plutôt que Finjuredu temps. »
Aujourd’hui les Espagnols vivent au sein dès richesses
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