3 - me AGE
DU MONDE.
GAULES.
122 Discours
pris íe plus en considération, qui depuis environ cent ansest íe plus suivi, Sc en quoi nous avons íe plus approchéde ee peuple célèbre, fi nous ne lavons même surpaíTé danscette partie, mais que nous reconnoiíïons avec justice pournotre maître en une infinité d’autres objets.
On fiait que la voie Flaminia, dont l ’sEmilia fut unecontinuation, pastant à Rimini Sc Bologne, de-la à Aquilée,aííoit ensuite dans ïes Gaules par Savone, Vintimìlle ; Scen-deçà du Var par Amibes, Fréjus, Saint - Adaximin,nommé X accolai a dans Itinéraire d’Antonin, Sc Arles. II yavoit une autre route par Ie JìLilanès, Sufe, Briançon ScEmbrun; une autre par Verceïl, la Vallée d’Aojl, le grandSaint- Bernard, Ie Voilais Sc Genève.
On doit penser que les pays limitrophes des débouchésdes Alpes ont été les premiers où les Romains aient fait desroutes pour pénétrer dans I mtérieur du pays, Sc du centreaux extrémités. Les Gaulois, qui passèrent à cinq reprisesdisterentes en Italie, ainsi quAnnibal, réapprirent que tropaux Romains que ces montagnes, qu’ils avoient cru inacefi-fibles, ne l’étoient pas, Sc ce sut de leurs vainqueurs quilsapprirent la route qui devoir les mener à l’Empire des nationsqui faillirent à détruire Ie leur encore naistànt.
Nous voyons que la Provence Sc les provinces limi-trophes surent les premières conquises : Aix, Arles, Orange,Vienne, Lyon, Narbonne, íe ressentirent aussi les premièresdes bienfaits du peuple conquérant. César sut à peine arrivédans les Gaules, qu’il s’y occupa de la confection des chemins.II y en fit faire un S Arles à Lyon. De cette ville à Nantua,Conliège, Polìgny, Dole, Orchamps, Besançon ; on trouvedes traces de voies Romaines qui passant de Challon-sur-Saône à Verdun, de-Ià par les bois de Citeaux conduisent à