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SUR LES M O N U M E N S. I 3 3î’ancien Paris dont il reste encore quelques vestiges qu’onpeut examiner, derrière Xhôtel de Clugny. rue des Ma- 3- me âge
1 . . n • n t 5, T c o y dû monde.
thurins, ií est incontestable quil fut habité par fempereur —--
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Julien ; maïs il avoit ete bâti long - temps avant que cePrince vînt à Paris. II ne fut pas simplement destiné àf usage des bains, puisqu il renfermoit dans íbn enceinte devastes logemens. Les Souterrains, dont on découvre destraces de temps à autres dans les reconstructions qui se fontdans ce quartier, prouvent quil setendoit fort loin, & qu’iljoignit autrefois le -petit Châtelet , où l’on voit encore de‘nos jours des arrachemens de murs antiques.
Ií est incontestable que lancien aqueduc d 'Arcueîl estun ouvrage des Romains, l’identité de batiste avec tout cequi nous reste de monumens de ce genre, reconnus pourêtre de construction romaine, le prouve invinciblement :on fait qu’il y en eut un autre qui amenoit à Paris leseaux de source des hauteurs de Chaillot .
II y avoit dans le faubourg Saint-Viélor un amphithéâtre;
& l’endroit où on le construisit, derrière les Pères de laDoólrine Chrétienne , s’appela long - temps le Clos desArènes. L’on y voyoit, ainsi qu a Rome, un lieu d’exercicepour les troupes, qu’on appeloit champ de Mars ; c’estd’Ammien Marcellin a que nous apprenons ce fait. Les astem- s ap L f'ffpblées du peuple s’y faifoient également dans un forum. XXI> ca P- 2 -Paris eut aussi des cirques; le témoignage de Grégoirede Tours b est précis fur ce point. Cet Historien célèbre J v,parlant de Chilpéric, dit : Circos cedifcare prœcepit eofquepopulis speólandum prœbens, if c.
Flodoard, dans fa chronique, parle d’un temple renommé,consacré à Mars, fur la montagne de Montmartre , qui futrenversé par un ouragan furieux, malgré la solidité de sa batiste.
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