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I S C O U R S
FRANCE
moderne.
Les orages de Fenfance de Louis XIII, Fépuisement■ 3 * me A ge j es foances abandonnées au pillage des Etrangers, ne
DU MONDE. . A , t r v
permirent guere, pendant cette minorité, de le livrer auxrecherches du luxe Sc du bon goût. Outre que ce Prince,d’un caractère mélancolique & sérieux ne parut pas avoircelui de ía décoration, il se trouva tellement embarrassé detant de guerres ou de négociations, qu’il ne lui fut paspossible de s occuper de FembeïïiíTement de fa capitale. Siion Ministre, qui avec ïe plus grand génie eut le sentimentA le goût des belles choses, n’eût point été emporté parïe torrent des affaires, & íàns cesse occupé du soin deréprimer Fambition des Grands, ou les entreprises des Puislances ennemies, & íur-tout de Fabaiíïement de la Maisond’Autriche, dont ía jalousie avoit été si fatale à la France,il auroit certainement eu ïa gloire d’établir le règne des ArtsSc des Sciences; mais on lui doit au moins celle de lavoirpréparé en sondant FAcadémie Françoise. Ce sut lui quiéleva à son Maître le monument qu’on voit à ïa PlaceRoyaïe, qui bâtit le Palais Cardinal, actuellement Ie PalaisRoyal, nom qu’on lui donna après Ia donation que ceMinistre en fit à Louis XIII.
Passons rapidement encore íìir ïa minorité de sonsuccesseur, Sc hâtons-nous d arriver à Fépoque brillante oùLouis, justement surnommé ïe Grand, prend en mains lesrênes de FEtat.
Le calme renaît , ïes Arts éplorés Sc trembïans sortentenfin de leurs retraites, paroiíïent avec tout ìéclat qui leurest propre, Sc viennent embellir un siècle qui fut celui des
donc mal-à-propos que les Auteurs des Inscriptions qu’on lit fur íe piédestalde ce monument, ont fait à ce Ministre i’honneur de lui en attribuerfcrection.
merveilles