SUR LES MONUMENS. I 75cent villes, & portent dans les campagnes ía fraîcheur &ia fécondité.
Le capitoíe de I antique & superbe Toulouse fixe lesregards des Princes; Narbonne & fes antiquités, Bésers parfa situation, les agrémens dont jouit cette ville charmante,les restés de fa splendeur antique, n excitent pas moins leuradmiration; mais plus que toute autre Montpellier devenuela cité la plus considérable du Languedoc depuis que lesÉtats de la province y ont leurs séances ; assemblée augustepar la noblesse & la qualité des personnes des différensordres qui la composent ; ville intérestànte par les merveillesquelle renferme, tant anciennes que modernes, au nombredeíquelíes son Ecole de Médecin e a tenu long-temps lepremier rang de celles de ce genre dans ì’Europe.
Quel spectacle pompeux que celui que présentent auMonarque & aux Princes, les divers aspects Je cette superbeplate-forme fur laquelle ils voient la statue de Louis-Ie-Grand,qui semble commander aux Pyrénées & à la Méditerranée,& conduire encore les travaux de ce magnifique aqueduc quifournit toute l’eau nécessaire aux besoins des habitans (d).
Les vestiges de la splendeur antique de Nîmes, d’Arles,
3- me âge
DU MONDE.
FRANCE
moderne.
(d) Les travaux énormes qu’ont exigé faqueduc & la place dont onvient de parler, font fur le point d’être terminés, & devront leur perfectionau Prélat qui préside actuellement íes États de cette province, Prélat dont lezèîe pour le bien du Languedoc égaie íes lumières, fous í’administration duquelune infinité detabliífemens utiles ont été perfectionnés, & qui chaque jours’occupe de tout ce qui peut être fuseeptibíe d amélioration ou d’embelliflêment.Telle est la statue équestre de Louis XIV, que Ies États de la province fo pro-posent de décorer de tous íes attributs qui peuvent retracer Ies évènemens glo-rieux du règne de ce grand Prince, & fur le piédestal de laquelle on lit cettesimple, mais superbe inscription: à Louis XIV âpres fa mort ; inscription quiéloigne toute idée de flatterie, puiíque c’est à cette époque que ìenvie éteintd’ordinaire f encens que I adulation brûle aux Princes de leur vivant.