J. me ÂGE
DU MONDE.
FRANCE
moderne.
200 Discours
meute trompée, tombe cí’épuisement dans fa course; c enest un autre qui, pensant trouver son salut dans les eaux,n y trouve que la mort à laquelle il croyoit échapper , aumilieu dune multitude de chiens qui le pressent de toutesparts Si íe déchirent.
Mais quel spectacle touchant se présente aux yeux duMonarque attendri ! c’est Diane au milieu de ses nymphesSi d un peuple de chasseurs troublés, qui se précipite & tendune main secourable à l’un de ces mortels obscurs dont lesutiles travaux font vivre shomme opulent, qu’un cerf furieux,sillonnant la terre de son bois, vient de frapper d un coupmortel. Quel intérêt, quelle sensibilité le Peintre a su mettredans faction & fur le visage de la Déesse compatissante !Les secours de toute espèce sont prodigués à cet infortuné,Si fa famille en larmes, acquiert dès ce moment, les droitsïes plus sacrés à la protection de cette Divinité sensible Sibienfaisante. Louis, fous les voiles de la fiction, reconnoîtcette scène intéressante, Si les objets de fa pitié, pénétrésde fintérêt que la Déesse prend à leur douleur, semblentpresque bénir un accident qui sait éclater tant de vertus sxj.
Une fête villageoise va produire dans lame du jeuneMonarque une émotion d un autre genre; mais plus douce,plus agréable. Dune chaumière parée de fleurs champêtresSi de pampres, on voit sortir une foule de villageois & devillageoises de tous âges, précédés de chalumeaux & demusettes : que cette gaieté naïve qui brille fur tous ces visagesest intéressante ! La troupe rustique s’achemine vers féglise;c’est fans doute un mariage qui va se faire. Au milieu deses compagnes, vêtues de blanc, parées de fleurs, paroît unefimpîe Bergère, conduite par son Berger, qui va devenir
(xj Chasses.
son