SUR LÈS M O N U M E N S. 2 I jjadis ï’honneur de ía Gaule Belgique; des arcs de triomphe,élevés fur son passage & chargés d’ingénieuses allégories, luiretracent la splendeur de ía ville des Césars, de la Souverainedu Monde; & c’est sous des trophées qu’il parvient auvestibule de ía Métropole siJ.
Le Pontife de cet auguste tempíe, I attend au milieu de
(i) La glorieuse prérogative, qui distingue la ville de Reims entre toutesies autres villes du royaume, & dont este est en poffèssion depuis plusieurssiècles, prérogative qui l’aífocie en quelque forte au bienfait de la Providencedans le précieux don qu’elle nous a fait en la personne de Louis XVI, engageles habitans, à chaque mutation de Souverain, à signaler leur respect & leuramour pour les maîtres que le Ciel nous donne; & à qui, de tous ceux quenous offre notre Histoire, doit-on plus qu a celui fous i empire duquel nousavons le bonheur de vivre î
Auíst, dans le choix des décorations, dont les Officiers municipaux decette ville ont cru devoir embellir les lieux de paíîâge de Sa Majesté, on apréféré âux plus riches, celles qui pouvoient caractériser le mieux les vertusqu’Eile a montrées en montant au Trône, & dont chaque jour nous sentonsles heureux effets; la religion, ía justice, la pitié pour les malheureux, la bien-faisance , la protection qu’EHe accorde au commerce & à l’industrie. Chacune deces vertus y avoit son autel ou un monument qui la caractérisent. Chaque autelou chaque monument étoit particulièrement caractérisé par les emblèmes les plusingénieusement imaginés, & les inscriptions les plus énergiques ( les auteursde toutes ces allégories, ainsi que des inscriptions, font M. rs les abbés BergeatSc Deloche, Chanoines de l’égliíè de Reims).
M. Doyen, fur les dessins duquel ces diverses décorations ont été exécutées,n'a fait en cette occasion que confirmer la haute opinion que le Public a deson génie, & dont tous les ouvrages que nous avons de lui, portent i’empreintela plus marquée.
Quant à ía décoration de la Métropole, elle répondent parfaitement à f espritSc à l’eípèce de f auguste cérémonie pour laquelle este étoit ordonnée. Onn’attendoit pas moins de M. le Maréchal Duc de Duras, premier Gentilhommede la Chambre en exercice, dont on connoît le goût pour approprier à chaquesolennité, la sorte de décoration qui lui convient, soit quelle ait pour objet unacte religieux auquel la pompe extérieure puisse ajouter, ou quelqu évènementheureux pour f État ou pour la Famille Royale à célébrer ; auffì tout a-t-il étéordonné, de forte que, malgré la multitude Sc la variété des objets, il ssy apas eu la moindre confusion, & que tout s’y est fait dans le plus grand ordrepar la manière dont tout avoit été prévu & arrange.
3- me ÂGE
DU MONDE.]
FRANCE
moderne»
X