226 Description
Cette marche guerrière est: suivie du Commerçant naturaliste,montrant dune main ie mot de Protectio écrit sur un ballot.Son habillement est celui d’un Nautonnier srançois, qui doit êtreenvironné de toutes les espèces de productions de la terre , dela mer & de l’air, tant animées qu’inanimées.
La France doit à juste titre se glorifier d’avoir donné naissanceau plus célèbre des hommes dans la connoissance de la Nature, &ne cesse encore de lui devoir de nouvelles découvertes. Si la carrièred’un si grand homme doit avoir un terme parmi nous, pourquoi laRenommée de ce monument glorieux ne deviendroit - elle pas lacompagne de celle de ses travaux! Des êtres si extraordinaires, quifurent pour ainsi dire les dépositaires des secrets de la Nature, qui lesont révélés & rendus sensibles à l’humanité même la plus grossière,font bien faits, fans doute, pour embellir le cortège des grands Rois,& mériter comme eux les palmes de fimmortalité.
Sur l'autre côté, & en face de Pallas, l'on voit la déesse de la Paix,ayant les traits de Madame LA COMTESSE d’Artois, présentantson rameau d’olivier d’une main, <Sc de i’autre montrant au Princeles fruits qui sortent de la corne d’abondance versée par un Zéphyr,& placée sur ce char. Cet objet de décoration occupe la face deì’obélisque, opposée à celle où se trouve le canon: il est chargé detoutes espèces de productions propres à sustenter les hommes, les-quelles désignent l'Abondance compagne de la Paix.
A í’extrémité du char, formant le quatrième angle du monument,& vis-à-vis du Commerçant naturaliste, paroît un Laboureur appuyéfur un joug de bœuf, un foc de charrue renversé à ses pieds; <Scun chien de berger est à ses côtés. D’une main, il montre le mot deL IBERTAS , qui finit d’être gravé par un Cénie, fur un boisseaucensé rempli de blé.
Ce Cultivateur est fous le costume d’un ancien Gaulois, & ressembleau noble citoyen si connu dans l’Europe entière, fous le titre à’Amides hommes : le titre seul de Restaurateur de sart le plus utile àl’humanité, í’Agricuíture, lui doit suffire pour mériter une place aupied du monument élevé à la gloire de son auguste Souverain,qui, dès sa tendre enfance, se déclara le protecteur de cette portiond’hommes si utiles à í’humanité, fans en excepter même les Rois.