46 MANUEL DU GALVANISME.
L’électromètre F L(jjg. 25 ), étant placésur un support, de manière qu’on n’ait plus àle remuer , je prends un bâton de cire, frottétrès-légèrement, et je l’approche lentement dubouton de l’électromètre , en tenant les jeuxfixés sur les pailles. Aussi-tôt que je les voiss’écarter, j’éloigne le bâton, que je présentais,et les paillettes retournent, l’une vers l’autre ,sans se toucher. Je répète la même opérationavec un tube de verre, et si j’obtiens absolu-ment le même effet, je me tiens pour asssuréque mon électromètre est dans l’état convenable.Toutes les fois qu’on le trouvera dans ces dispo-sitions, on peut répéter l’expérience de Volta,et l’on peut compter sur le succès.
Mais on ne doit pas s’attendre à un grandécartement des pailles, par l’expérience décrite;cet écartement n’est sensible, même dans lescirconstances les plus favorables, que pour desfractions de ligne, qui ne sont apperçues quepar des yeux très-exercés ; mais on le rend sen-sible par des moyens secondaires que nous décri-ronsplus bas.Cet écartement nedoitêtre, d’aprèsVoila, que d’un 6o®«. de degré, dans l’expé-rience dont nous parlons : « Une telle électricité» est bien peu de chose, dit ce célèbre pbysi-» cien ; elle ne satisfait pas certaines personnes ,