12 Nouvelle Exposition
Les chimistes font de l’eau un des premiers prin-cipes des corps, qu’ils nomment phlegme , fansqu’ils aient pourtant aucune preuve certaine dçl’entiere inaltérabilité de ses parties. L’eau entredans la combinaison de beaucoup de corps, tantcomposés que principes secondaires : elle est feule-ment exclue de celle des métaux; elle n’est qu’inrterpofée entre leurs parties , & ne peut absolumentcontracter avec eux aucune union intime. On nenie pas que la composition de ces eaux ne soit trèsrdifficile à remarquer; mais il n’en est pas moinsvrai que ses effets, considérés en eux-mémes &dans d’autres corps, nous donnent lieu de présu-mer qu’elle change de nature. L’eau est un instru-ment chimique de l’analyse menstruelle, dont l’ap-plication est très-étendue ; elle a mille usages éco-nomiques & diététiques. Les unes servent dans cer-tains arts &£ métiers, d’autres dans la cuisine & labrasserie, parce que telle espece d’eau dissout uncorps, & n’en dissout point un autre. II reste à sça-voir si les particules de l’eau ne s’alterent point dutout par leur mélange avec des corps étrangers ,comme il arrive aux sels, aux métaux, ôíc. Ainsil’eau doit être considérée relativement à fa mix-tion , & non à fa couleur , ni même à son goût.
Les propriétés physiques de l’eau sont, en géné-ral , celles de tous les fluides, & en particulier,celles d’être imperceptibles, comme toutes les au-tres liqueurs. L’eau augmente de volume jusqu’à
Ja chimie, c’est-à dire, par la dissolution d’argent, ou par l'huilfide tante par défaillance, ou par la dissolution du sel de plomb,ou par i’esprit de sel ammoniac, ou encore par la teinture denoir de galle : cette troisième méthode est la plus sûre. Ontrouvera, à la fin de la classe des eaux, une table qui réunitces trois moyens pour proceder à l’examen des eaux les plusordinaires. On peut d’aiileurs consulter Uríanas Hierne , Refpoiis.JtH. j ; & le Traité des Eaux de France, par M. Dudos, & c.